En train vers Bordeaux et Toulouse

Lorsque je prends le train, je sors d’une longue période de récupération de mes forces après trois opérations des pieds et des jambes. Je n’avais plus l’habitude de voyager. C’est ma fille Ana qui m’offre le voyage et m’invite chez elle à Toulouse. J’ai pris le billet suffisamment à l’avance pour bénéficier d’un tarif intéressant.

Me voici donc dans le train de Bordeaux pour presque six heures. Je suis bien installée en 1ère classe, dans le côté solo, mon MacBook déployé sur la tablette, mes pieds confortablement installés dans des chaussons de botte sur le pliant de pêche que j’ai apporté dans mon bagage. Et j’ai déjà activé ma nouvelle version de Bento 2 que j’ai achetée ce matin.

Mais Guenal m’avait donné un horaire très tôt, 6h45, croyant qu’il devait m’emmener à Lorient. Il n’avait pas ouvert le mail où je lui donnais les indications de train entre Quimperlé et Lorient. Donc nous n’étions pas en retard et nous avons eu le temps de tout déposer, carte chez mon voisin Alain, livre chez ma soeur Ann’Yvonne, clés chez l’associé de Guenal, lettre à la CPAM, mais comme il conduisait très lentement, nous sommes arrivées 4 minutes avant le départ du train. Juste le temps de composter pendant qu’il descendait la valise et le temps de s’embrasser avec des voeux de bonne fête.

J’ai failli descendre à Gestel, une commune entre Quimperlé et Lorient, genre la fille qui n’a pas l’habitude de prendre le train. Ce qui m’a prouvé que je pouvais parfaitement manipuler seule la grosse valise d’Ana que je laisserai là-bas et qui servira à Mélanie pour transporter la collection de Coralie. Je redoutais particulièrement son poids. Mais avec les roulettes, pas de problèmes. Et heureusement les travaux m’ont entraînée à soulever des charges importantes comme le sac de 50 kilos de cosses de sarrasin l’autre jour pour la plate-bande des rosiers. A Lorient, j’avais peur encore d’avoir des escaliers à monter et descendre mais le train allait jusqu’à Vannes ensuite et partait du même quai que celui que j’allais prendre une demi-heure plus tard. Bref mes deux principales sources d’inquiétudes étaient évacuées, la première l’avait été au réveil quand j’ai vu qu’il ne gèlerait pas comme nous le craignions hier soir à voir le beau ciel dégagé avec Vénus et Jupiter.

Me voilà donc en route vers Toulouse la ville rose où j’ai eu mon illumination de Saint-Sernin comme Jean-Pierre Vernant ou Claude Nougaro !

J’ai bien géré ce voyage et je suis fière d’être aussi bien organisée. J’y vois une preuve de l’efficacité de mon système de gestion du temps. Car je ne m’organisais pas aussi bien du temps où nous devions traverser la France en famille, aller d’une région à l’autre pour l’hiver ou l’été et je trouvais ça terriblement contraignant et fatiguant. Là j’ai le sentiment que tout se déroule bien, une place pour chaque chose et chaque chose à sa place. Tout est en ordre, rangé et quand je reviendrai il suffira de rallumer le compteur, mettre le frigo en prise et tout sera opérationnel.

J’ai monté quelques outils et vaisselles pour m’installer là haut dans la cuisine studio au retour pendant les mois les plus froids. Et j’ai eu le temps de passer la serpillière. Pas l’aspirateur, j’ai pensé que j’en avais assez fait comme ça !

J’ai fait tout ce qui était prévu sur mon programme et je peux maintenant me relaxer un peu !
Je vais me reposer…

3:12PM

Me voici dans le train de Bordeaux à Toulouse, que j’ai failli rater ! nous avons mal lu la voie du quai à la descente du train de Quimper à Bordeaux et nous sommes allées voie 8, ce qui impliquait des escaliers. Je dis nous parce que j’étais avec deux dames d’un certain âge avec valises à roulettes comme moi… en fait je discutais avec une dame, l’autre étant partie, nous étions seules sur le quai, ce qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Je voyais la pendule en face, 14h51 et toujours pas de train. Ça ne m’a pas semblé normal tout à coup et je suis allée revoir le panneau, la voie avait été changée en 6 alors qu’à la descente c’était bien la 8. Vite nous avons pris nos bagages et avons redescendu et remonté les escaliers… les voitures de 1ère étaient juste en face, heureusement pour moi et ma place juste à l’entrée, mais la dame était à 5 voitures de la mienne. La prochaine fois je saurai qu’il y a juste le quai à traverser. J’aurais pu prendre un café libre-service qu’il n’y avait pas sur notre quai car le cappucino à 3 euros pris dans le premier train me parait bien extravagant !

Je discutais bien avec la dame, elle était allée à Chateaulin chez ses petits-enfants pour voir son petit-fils partir sur la Jeanne à Brest le 9 décembre pour son avant-dernière mission.

Me voici donc à ma place après avoir eu une bonne suée, la valise se faisant de plus en plus lourde à chaque marche. Je peux dire que nous avons eu chaud ! après avoir eu froid, ce qui étonnait la dame qui me disait que les autres fois elle n’avait eu que le quai à traverser pour être dans le train à la correspondance à Bordeaux.

La prochaine fois je saurai.

Coralie et Jean-Yves viennent me chercher à Toulouse sur le quai.

© gaelle kermen

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