6 janvier 2009 Hôtel Campanile de Chatellerault (Indre et Loire)

Hôtel Campanile de Chatellerault (Indre et Loire)

J’étais trop fatiguée hier soir pour raconter tous les événements essentiels arrivés en fin de journée. Mais ce matin, j’ai bien dormi dans une chambre seule, bien installée bien reposée, j’essaie de faire le point.

J’ai allumé la télé pour apprendre un peu ce qui se passe dans le monde, j’ai été coupée des informations depuis mon départ, les quelques matinées à Villemagne où je pouvais écouter France-Inter ne me laissaient guère de tranquillité car je m’occupais de Noé, ce qui est toujours à un moment ou un autre du genre rock’ roll… La Palestine se fait pilonner par Israël et la France allume trop l’électricité en raison du froid. Je suis une bonne citoyenne responsable puisque j’ai coupé le radiateur toute la nuit dans cette chambre !

Hier nous avons été prises par la neige sur deux kilomètres entre Bonneuil-Matours et Ribes à la hauteur de Ribes, les voitures de notre file ne circulaient plus. Nous avons fini par savoir qu’un poids-lourd bloquait la route de notre côté. Jose-Anne a été extraordinaire. Elle ne cessait d’invoquer Saint-Christophe et je dois reconnaître que ça a marché. A un moment la neige s’est arrêté, la pluie a tombé et la neige se mettait à fondre. Dessous c’était gelé mais la surface perdait sa brillance précédente et devenait molle. Ça a permis d’avancer. Elle n’a eu une difficulté que lors d’une montée où elle glissait et ne maîtrisait plus la direction. Elle est restée très calme. Et deux messieurs sont venus pousser l’Audi de chaque côté, en lui donnant les indications.

J’avais retrouvé d’instinct les obligations de conduite sur neige. Un jour à Kerantorec, nous avions été prises dans une trace de boue en quittant mon parking. J’avais dit : « il faut aller doucement sans accélération comme sur la neige ». José-Anne, souvent contrariante, m’avait répondu : « Non il faut aller très vite ! ». J’avais laissé dire car après tout elle conduit plus que moi et surtout a conduit bien plus que moi, notamment des poids lourds dont elle a eu le permis très tôt pour gérer les camions de la laiterie familiale à Kerjouanno. Mais hier, je me suis souvenue de ce qu’il fallait faire quand j’ai vu la neige tenir en quelques minutes juste après Lussac-les-Chateaux, et particulièrement après Bonneuil-Matours. En première, sans frein, juste le frein moteur, sans accélération, le plus doucement possible en laissant la distance de sécurité. Par chance, elle m’a écoutée, et, un peu plus tard, quand des gens ont commencé à circuler à pied sur la route pour voir l’état de la circulation, un monsieur lui a donné les mêmes conseils, qu’elle a parfaitement appliqués. Un moment elle a essayé de passer en seconde, pour éviter de faire chauffer le moteur et elle a vu la différence !

J’étais si concentrée sur le passage de la route que j’ai omis de prendre la moindre photo. Je me mettais déjà en position de survie et n’ai pas pensé à ce détail. Installée dans la chambre hier soir, ayant connecté le MacBook à la wifi, j’ai reçu un email d’Edwina montrant Paris enneigé vu de sa fenêtre (Saint-Eustache !) et je n’avais que le parking du Campanile vue de ma coursive à lui renvoyer !.

Je vais me lever, le petit déjeuner n’est servi que jusqu’à 9 heures et je dois réveiller Jose-Anne à deux chambres de la mienne.

© gaelle kermen 2009

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