4 jours festifs de la Jeune Creation a Toulouse

Imaginez maintenant Toulouse
Mon bilan des 4 jours festifs de la Jeune Création à l’Hôpital La Grave

Imaginez maintenant

Ce que je n’ai pas aimé :

Je n’ai pas du tout accroché aux installations-performances de l’association Point de Fuite, je ne suis pas entrée dedans, refluée par trop de prises de tête intellos dans la vacuité, j’ai juste eu envie de partir en courant… J’avoue avoir du mal à trouver du sens à des chaises qui grincent et foutent les jetons dans le noir (En déshérence, Marion Brusley), du mal à voir un mec nager sur une table en formica des années 50 en slip et bonnet de bain en video (Le nouvel appartement privé de l’ancien aumônier, Rémi Groussin), du mal à voir surgir de l’imaginaire dans un kiosque fermé (Kiosque, Pauline Prat et Marie-Johanna Cornut), comme a dit un des enfants de la visite guidée que je suivais : c’est un kiosque pour taupes… ce qui a enfin du sens !

Pour l’appartement de l’aumônier, vraisemblablement refait ou construit après la guerre, on comprend qu’il n’inspirait guère les artistes, ce bâtiment, le plus récent de l’ensemble de l’hôpital, est celui qui a le plus mal vieilli, il sentait la mort. Les bâtiments anciens semblaient avoir beaucoup mieux digéré et absorbé les énergies de vie, naissance, maladie, soin et mort, au fil des siècles, en gardant stabilité et sérénité induites par la brique rose.

Ce que j’ai aimé :

En arrivant, le tremblement de terre ! gros succès auprès des petits comme des grands : Infravoice de Atsunobu Kohira dans le jardin devant la chapelle.

Ana demande des volontaires pour essayer l'installation de Atsunobu Kohira simulant par la voix un tremblement de terre.

J’ai particulièrement aimé la rencontre avec Jan Vorman, sa simplicité, sa dégaine tranquille en tennis et bermuda, genre grand gamin qui s’amuse toujours avec ses légos et ses inventions :

pigeonnier : dispatchwork de Jan Vormann

Dispatchwork, un peu partout sur le site, en particulier sur un pigeonnier, et Slem3, dans la belle bibliothèque de l’hôpital.

la machine a maintenir en vie les bulles de savon de Jan Vormann

J’ai aimé le ferronnier d’art du quartier Saint-Cyprien Benoit Herouard, gardien de la magie du métal en fusion. Dans l’escoussière des remparts d’origine de la ville, il avait installé quelques belles pièces dont un beau lustre contemporain en inox.

lustre création du ferronnier d'art du quartier Saint-Cyprien Benoit Herouard

J’ai aimé la navette piétonne de Doriane Roche dont le fil rouge nous guidait et que des enfants s’appropriaient en danse de rue.

Video des enfants sur Flickr.

navette pietonne de Doriane Roche

J’ai apprécié la danse des jeunes du Sucre du printemps dans le soir tombant d’été sur la Garonne, balisé par la coupole de Saint-Joseph et la planète Vénus juste au-dessus.

Danse Sucre du printemps port de la Viguerie

Venus au-dessus de la coupole Saint-Joseph

J’ai aimé le quart d’heure a capella de Réverbe par douze jeunes chanteurs dans la chapelle Saint-Joseph, dont l’acoustique donnait des frissons orgastiques, en particulier dans la pièce écrite pour ce lieu par un maitre de chapelle du XVIe siècle.

Aurelien Zoia et Sylvain Morin, Débordement, 2010

J’ai apprécié le challenge des designers de 5.5 qui ont racheté leur production promise à destruction par huissier en raison d’un changement de commercialisation. Pour alerter sur nos gaspillages, ils les vendaient un euro symbolique, on voyait partout leurs sacs dans Toulouse, le dernier jour la queue était longue et leurs remparts de palettes avaient bien diminué😉

J’ai aimé plus que tout l’installation Débordement des paysagistes Aurélien Zoia et Sylvain Morin qui investissaient la Cour Sainte-Monique et rappelaient par de simples bâtons les vagues qui avaient envahi ce lieu lors d’une inondation, le filet matérialisant la hauteur du débordement de la Garonne. A toute heure du jour ou de la nuit ce lieu respirait la beauté et l’harmonie et redonnait vie à la fontaine centrale du jardin médiéval d’origine.

Le voyage dans les six hectares de l’hôpital de La Grave s’achevait par Paysages en exil de Raphaël Bétillon et Nicolas Dorval-Bory, sur le Quai de l’exil où se rassemblaient les réfugiés espagnols à l’époque franquiste, hommage à une étape récente de la vie de Toulouse. On passait à travers des serres où l’on prenait un petit sac contenant une bouture de plantes (pour moi une bourrache), puis à travers la brume qui se répandait au gré du vent sur la Garonne, en intermittences, enfin on rejoignait la passerelle du Jardin Raymond VI, se retrouvant derrière les ramparts d’origine de la ville.

Un beau voyage dans le temps et l’espace à travers une belle créativité et une belle humeur générale dans un lieu historique qui donne vraiment à Toulouse son nom de Ville rose, surtour au coucher du soleil en solstice d’été…

© gaelle kermen 2010

Lien du site du festival

Atelier Benoît Hérouard – Ferronnerie d’art – Métallerie fine
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T +33 (0)1 81 29 97 06 I M +33 (0) 6 69 50 73 02
Internet : www.atelier-benoit-herouard.fr

album sur Flckr

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