Chevaux pour la police municipale de Toulouse

Cavalière de la police municipale de Toulouse
Cavalière de la police montée municipale de Toulouse

Ce matin, 20 décembre 2011, 11 heures du matin, au Grand Rond, j’ai assisté avec mon petit-fils à la présentation de la nouvelle brigade municipale à cheval. Deux beaux chevaux espagnols étaient présents, pour deux cavaliers et une cavalière. En tout la brigade aura cinq chevaux et huit cavaliers.

Ma vidéo est sur YouTube :

Depuis près de quinze mois que je lis sur mon cher Kindle essentiellement les grands textes de la littérature mondiale, je vis dans un monde où les chevaux sont un mode de déplacement permanent, que je lise les romans d’Alexandre Dumas ou maintenant ceux de sir Walter Scott, le cheval était omniprésent jusqu’à la guerre de 14, ou presque. Quand je sors de chez moi, où parfois pâturent des équidés, il est bien rare que j’en rencontre.

Aussi quand j’ai vu passer lundi soir le Twitt de Franck Menigou de la mairie de Toulouse :

franckmen Franck Ménigou  Si vous aimez les chevaux ne ratez pas la présentation de la brigade équestre de #toulouse Mardi 20 décembre11h00 au jardin du Grand Rond

j’ai décidé d’emmener mon petit-fils à la présentation de la première brigade équestre de la ville.

Approcher le cheval l’a impressionné et lui a donné tout de suite le sens du respect. On ne fait pas n’importe quoi en présence d’un grand animal et nous devons réapprendre les bons comportements.

Enfant et cheval de la brigade équestre
Noé près du cheval de la brigade, impression et respect

La brigade équestre voit bien plus loin que la policière en gyropode, piétonne à roulettes électriques qui peut se faufiler sur les trottoirs à 10 km/h et même entrer dans les supermarchés, la vue du haut d’un cheval englobe un vaste horizon. Le cheval peut passer dans des endroits où un véhicule à moteur n’irait pas.

Les articles du jour écrivent que le crottin sera récupéré par les cavaliers de la brigade, pour montrer l’exemple aux propriétaires canins, mais la gyropodiste m’a dit qu’un filet serait accroché sous la queue, que les chevaux seraient détendus avant de partir en tournée et que, comme les chiens (elle est une ancienne maître-chien), les chevaux se retiennent pendant le travail.

Des études sociologiques montrent que la proximité des arbres diminue la délinquance. Je veux croire que celle des chevaux soit aussi efficace.

Une nouvelle image de la surveillance et de la sécurité vient d’être donnée par la ville de Toulouse et j’aime ça, moi qui ne cesse de m’extasier sur la beauté de la ville. J’ai été séduite par l’harmonie de l’alliance cavalier-monture, avec l’image mythologique du Centaure dans la tête. A Toulouse coexiste toujours l’enracinement dans le terreau du passé avec la vision de l’avenir.
Noël 2011
Gaelle Kermen
En savoir plus sur les détails techniques, voir LibéToulouse
© gaelle Kermen 2011

4 jours festifs de la Jeune Creation a Toulouse

Imaginez maintenant Toulouse
Mon bilan des 4 jours festifs de la Jeune Création à l’Hôpital La Grave

Imaginez maintenant

Ce que je n’ai pas aimé :

Je n’ai pas du tout accroché aux installations-performances de l’association Point de Fuite, je ne suis pas entrée dedans, refluée par trop de prises de tête intellos dans la vacuité, j’ai juste eu envie de partir en courant… J’avoue avoir du mal à trouver du sens à des chaises qui grincent et foutent les jetons dans le noir (En déshérence, Marion Brusley), du mal à voir un mec nager sur une table en formica des années 50 en slip et bonnet de bain en video (Le nouvel appartement privé de l’ancien aumônier, Rémi Groussin), du mal à voir surgir de l’imaginaire dans un kiosque fermé (Kiosque, Pauline Prat et Marie-Johanna Cornut), comme a dit un des enfants de la visite guidée que je suivais : c’est un kiosque pour taupes… ce qui a enfin du sens !

Pour l’appartement de l’aumônier, vraisemblablement refait ou construit après la guerre, on comprend qu’il n’inspirait guère les artistes, ce bâtiment, le plus récent de l’ensemble de l’hôpital, est celui qui a le plus mal vieilli, il sentait la mort. Les bâtiments anciens semblaient avoir beaucoup mieux digéré et absorbé les énergies de vie, naissance, maladie, soin et mort, au fil des siècles, en gardant stabilité et sérénité induites par la brique rose.

Ce que j’ai aimé :

En arrivant, le tremblement de terre ! gros succès auprès des petits comme des grands : Infravoice de Atsunobu Kohira dans le jardin devant la chapelle.

Ana demande des volontaires pour essayer l'installation de Atsunobu Kohira simulant par la voix un tremblement de terre.

J’ai particulièrement aimé la rencontre avec Jan Vorman, sa simplicité, sa dégaine tranquille en tennis et bermuda, genre grand gamin qui s’amuse toujours avec ses légos et ses inventions :

pigeonnier : dispatchwork de Jan Vormann

Dispatchwork, un peu partout sur le site, en particulier sur un pigeonnier, et Slem3, dans la belle bibliothèque de l’hôpital.

la machine a maintenir en vie les bulles de savon de Jan Vormann

J’ai aimé le ferronnier d’art du quartier Saint-Cyprien Benoit Herouard, gardien de la magie du métal en fusion. Dans l’escoussière des remparts d’origine de la ville, il avait installé quelques belles pièces dont un beau lustre contemporain en inox.

lustre création du ferronnier d'art du quartier Saint-Cyprien Benoit Herouard

J’ai aimé la navette piétonne de Doriane Roche dont le fil rouge nous guidait et que des enfants s’appropriaient en danse de rue.

Video des enfants sur Flickr.

navette pietonne de Doriane Roche

J’ai apprécié la danse des jeunes du Sucre du printemps dans le soir tombant d’été sur la Garonne, balisé par la coupole de Saint-Joseph et la planète Vénus juste au-dessus.

Danse Sucre du printemps port de la Viguerie

Venus au-dessus de la coupole Saint-Joseph

J’ai aimé le quart d’heure a capella de Réverbe par douze jeunes chanteurs dans la chapelle Saint-Joseph, dont l’acoustique donnait des frissons orgastiques, en particulier dans la pièce écrite pour ce lieu par un maitre de chapelle du XVIe siècle.

Aurelien Zoia et Sylvain Morin, Débordement, 2010

J’ai apprécié le challenge des designers de 5.5 qui ont racheté leur production promise à destruction par huissier en raison d’un changement de commercialisation. Pour alerter sur nos gaspillages, ils les vendaient un euro symbolique, on voyait partout leurs sacs dans Toulouse, le dernier jour la queue était longue et leurs remparts de palettes avaient bien diminué 😉

J’ai aimé plus que tout l’installation Débordement des paysagistes Aurélien Zoia et Sylvain Morin qui investissaient la Cour Sainte-Monique et rappelaient par de simples bâtons les vagues qui avaient envahi ce lieu lors d’une inondation, le filet matérialisant la hauteur du débordement de la Garonne. A toute heure du jour ou de la nuit ce lieu respirait la beauté et l’harmonie et redonnait vie à la fontaine centrale du jardin médiéval d’origine.

Le voyage dans les six hectares de l’hôpital de La Grave s’achevait par Paysages en exil de Raphaël Bétillon et Nicolas Dorval-Bory, sur le Quai de l’exil où se rassemblaient les réfugiés espagnols à l’époque franquiste, hommage à une étape récente de la vie de Toulouse. On passait à travers des serres où l’on prenait un petit sac contenant une bouture de plantes (pour moi une bourrache), puis à travers la brume qui se répandait au gré du vent sur la Garonne, en intermittences, enfin on rejoignait la passerelle du Jardin Raymond VI, se retrouvant derrière les ramparts d’origine de la ville.

Un beau voyage dans le temps et l’espace à travers une belle créativité et une belle humeur générale dans un lieu historique qui donne vraiment à Toulouse son nom de Ville rose, surtour au coucher du soleil en solstice d’été…

© gaelle kermen 2010

Lien du site du festival

Atelier Benoît Hérouard – Ferronnerie d’art – Métallerie fine
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T +33 (0)1 81 29 97 06 I M +33 (0) 6 69 50 73 02
Internet : www.atelier-benoit-herouard.fr

album sur Flckr

Relation du voyage commun

Le voyage a été multiple puisqu’il a été fractionné en plusieurs endroits : d’abord Toulouse, du lundi 15 décembre au mardi 23 au matin, puis Villemagne pour fêter Noël en famille jusqu’au 29 décembre au matin où Jose-Anne, Ana et moi, nous roulé jusqu’à Marseille, chez des amis qui ne tiennent pas à ce que je cite leurs noms. Le 1 janvier nous avons rejoint nos amis Moore à Arles.
Le 2 janvier nous sommes rentrées vers Castelnaudary, nous reposer un peu.
Le retour s’est fait à deux, Jose-Anne et moi, de Toulouse à Pont-Aven, en passant par Moissac, Fontevrault, Angers, Vannes et la maison le 9 janvier.

Le voyage à Marseille était l’exposition Van Gogh-Monticelli.

Nous avons retrouvé 30 décembre 2008 mes amis Martine et Anthony Moore que je n’avais pas revus depuis août 1982. La soeur de Martine était là aussi, j’avais été son institutrice de quelques jours à saint-Prix (Val d’Oise) en 1965. Maintenant elle est professeur de philosophie à Montpellier.
Nous avons visité ensemble l’exposition Van Gogh-Monticelli, qui est à l’origine de notre idée de voyage.
Nous avons déjeuné (mal) au restaurant du Musée de la Vieille Charité mais c’était l’occasion de faire ou refaire connaissance.

Jose-Anne, Ana et moi, avons passé le réveillon du Nouvel le soir du 31 décembre au Panier selon la tradition marseillaise entretenue par Raymond le Patriarche. J’ai fait un beau portrait de lui, intitulé « Raymond empereur du Panier ». Car il a une tête d’empereur romain ou arlésien. Nous avons pu fêter la fin d’année à la provençale avec de vrais amis provençaux dans l’ambiance exceptionnelle d’une vraie crêche provençale.

Le lendemain, le matin du 1er janvier 2009, nous avons rejoint Arles où là encore, nous avons été reçues fastueusement.
Martine et Anthony nous offraient la chambre à l’hôtel de l’Amphithéâtre, en face de la maison de Christian Lacroix. Une chambre avait été retenue pour Jose-Anne et ses petites chiennes qui faisaient partie du voyage.

Le 2 janvier nous avons repris le chemin du retour car Ana devait rentrer à Toulouse pour des partiels d’histoire de l’art dès le lundi matin. Nous avons traversé la Camargue puis la plaine de Carcassonne, avons laissé Ana à la gare de Castelnaudary en fin de journée et sommes restées Jose-Anne et moi deux jours nous reposer à Villemagne.

Le dimanche matin 4 janvier, nous sommes reparties vers Toulouse déposer des affaires à Ana, avons mangé un morceau ensemble et avons quitté Toulouse vers 14 heures 30 pour Moissac où nous avons pris notre premier hôtel au Chapon fin sur la grande place, non loin de la Cathédrale Saint-Pierre et de l’abbaye de Moissac.

Le lendemain, lundi 5 janvier, nous faisions la visite de ce bel ensemble qui avait fait l’objet du choix de Jose-Anne. Le mien était l’abbaye de Fontevraud pour m’incliner sur le tombeau d’Aliénor d’Aquitaine. Ces deux choix ont guidé notre itinéraire car ce n’est pas courant de faire ce genre de visites en plein hiver surtout quand la neige s’apprête à être au rendez-vous ainsi que l’on nous en avait averti en quittant Moissac. Fontevraud étant à 30 kilomètres de Pouzay, c’était l’occasion pour José-Anne de revoir une vieille amie, ravie de nous recevoir à déjeuner et peut-être loger dans un gîte à Sainte-Maure de Touraine. Mais lorsque nous l’avons appelée de Lussac les châteaux, la neige était chez elle et elle nous conseillait de rester à Chatellerault. Après un bouchon qui aurait pu mal tourner à 15 kilomètres de Chatellerault nous avons pu loger au Campanile sur la ZA près de l’autoroute et nous avons pris des chambres séparées pour bien nous reposer. Cet épisode a été le sommet de nos aventures. J’ai pu prendre des notes ce soir-là à l’hôtel dans mon journal habituel.

Le mardi 6 en fin de matinée, nous avons rejoint Pouzay dans la neige et avons passé un bon moment entre amies passionnées par la culture, la peinture, le jardin, les plantes, la musique, le bon vin, la vie.

L’après-midi nous avons continué vers Fontevraud où nous n’avons pas trouvé de gîtes, les chiennes n’étant pas acceptées. Nous avons donc logé à l’Hôtel-Château Collection, La Marine de Loire, un monument de prétention décorative sur lequel je reviendrai malgré l’accueil très sympathique et chaleureux de la propriétaire qui faisait ce qu’elle pouvait dans des conditions météorologiques qui empêchaient son employée de venir travailler.

Nous avons visité l’abbaye royale de Fontevraud le mercredi matin 7 janvier à 11 heures dans la neige, un émerveillement de blancheur !

Puis nous avons repris la route vers Angers où nous avons pris un hôtel All Seasons. Nous avons fait un tour de ville à la nuit, avec plein de gens car c’était le premier jour des soldes. Passer d’Aliénor d’Aquitaine aux marques en vogue est un choc culturel !

Nous avons dîné à L’ambassade, d’un repas traditionnel que j’offrais à Jose-Anne avec une demi-bouteille de Nicolas de Bourgueil recommandé par Jean-Yves à Noël comme le vin de Louis XIV, longtemps réquisitionné par lui à son usage personnel.

Le lendemain 8 janvier nous avons suivi la visite guidée de l’Apocalypse de Saint-Jean, puis nous avons visité le château, la salle des maquettes, les 7 tapisseries du Logis Royal, les remparts, la vigne, le jardin des simples.
L’après-midi je suis allée visiter la cathédrale avant de revenir acheter un Quart de Chaume mythique en souvenir de mon père et un Nicolas de Bourgueil en cadeaux de dernier moment.

Enfin nous avons quitté Angers pour reprendre le chemin du retour.
Mais j’étais fatiguée, c’était le jour anniversaire de la mort de Samson et j’étais perturbée, je perdais mes gants, mon chapeau, je n’étais pas tout à fait moi-même. J’aurais aimé rentrer directement par l’autoroute et trouver un hôtel à Nantes pour visiter le lendemain matin le musée des Beaux-Arts comme j’aurais aimé pouvoir visiter celui d’Angers.

Mais j’étais tributaire de la gentillesse et de la générosité de José-Anne qui a eu envie de rentrer par la vieille route qu’elle empruntait si souvent lorsqu’elle venait de Paris à Quimperlé.
Nous avons fait un détour vers Couffé, le village natal de François-Athanase, chevalier Charette de la Contrie, frère de l’ancêtre d’Edwina qui fut anobli par Charles X. Une belle statue dans une belle lumière du soir.

Le temps était froid et il n’était pas possible de rentrer chez nous par une température aussi basse. Jose-Anne a décidé de pousser jusqu’à Vannes car elle n’avait pas envie d’entrer dans Nantes au moment où la circulation était aussi dense avant 18 heures, ce que je comprenais. Mais la route jusqu’à Vannes était plus longue qu’elle ne le pensait. Et nous étions bien fatiguées.

Nous avons pris un hôtel style année 50, la Chaumière. Nous avons fait un long détour pour aller au restaurant pourtant proche et je n’en pouvais plus. Et j’ai trébuché sur un trottoir en tombant lourdement ! le genre de choc que je n’avais jamais connu de ma vie, j’ai cru que là je m’étais cassé quelque chose, mais non j’ai pu me relever, aller au restaurant proche, prendre la dosette d’arnica montana que j’avais dans ma pochette, manger un peu et rentrer à l’hôtel. Ça a été dur mais j’ai pu le faire. La petite chienne Uline est venue se coucher contre moi pendant la nuit comme si elle voulait enlever le mal.

La nuit a été un peu dure mais j’ai dormi. Le lendemain j’ai pu marcher un peu dans la vieille ville de Vannes et visiter la cathédrale mais j’en avais assez. A midi j’ai dit que je voulais rentrer et nous sommes arrivées à 13h30 à Kerantorec.

Depuis mon bras s’est remis doucement, de noir il est devenu bleu et jaune puis bleu violet tendre, et c’est pourquoi je peux enfin écrire ces notes de relation du Voyage dans le Sud.

Toulouse La Daurade et la Vierge Noire

Le temps est gris sur Toulouse.

Le temps passe très vite, je fais aussi plus de courses que je n’en fais d’habitude et plus de cuisine. Cela a permis de recevoir impromptu un ami de Ana hier soir, Sébastien qui avait repiqué le monogramme d’YS sur Illustrator. Nous avons passé une agréable soirée avec Marina la colocataire de Ana, belle jeune fille de 18 ans, en hypokhâgne au lycée Pierre de Fermat près de l’église des Jacobins et du Musée des Jacobins. Elle y va en Velib.

Hier après-midi je me suis promenée jusqu’à la Daurade pour revoir la Vierge noire. L’église était vide. C’était très impressionnant dans la tombée de la nuit, l’église était sombre comme une crypte alors qu’on doit monter des marches comme si on entrait dans un appartement.

La Vierge noire elle-même trône avec son fils au sommet d’une composition très rococo, l’ensemble représente un sacré foutoir, peu lisible. A la limite on se demande ce qu’elle fait là.

J’aurais assez envie, si je devais lui créer une robe comme je le conseille à Coralie, de faire des écharpes qui masqueraient tout ce qui est à ses pieds, des étoles, des châles, des tapis blancs qui effaceraient tout l’environnement et les laisseraient simplement se révéler en contrejour ou plutôt en transparence. La dévotion serait alors plus évidente, car les personnages sont trop présents par rapport à la Vierge.

il faudrait redonner à la Vierge toute sa dimension au-dessus de la mêlée pour qu’elle puisse rayonner librement. Là elle a les pieds collés au sol trop lourd. Elle a des sabots dans la boue quand elle devrait avoir des pieds ailés.

Chaque époque a son esthétisme et l’esthétisme religieux du dernier siècle est souvent discutable. Celui-ci est dans le genre pire saint-sulpicien si c’est possible.

Oui, moi je la remettrais dans les nuées. Eventuellement juste avec une étole arc-en-ciel au-dessus des nuages, en symbole d’harmonie entre les couleurs des peuples du monde.
Alors la voûte au-dessus d’elle redeviendrait aussi plus lumineuse.

© gaelle kermen 2009