Comment j’ai découvert Ploemeur à vélo et continué l’entraînement

Ma commune est côtière et sa devise porte les mots de la terre et de la mer. Elle a trois ports et trois plages, de multiples criques sauvages, des huitres réputées, les plates de Belon, des mégalithes et des chapelles. Née ici, je suis partie vivre à Lorient, puis à Paris, dans le Val d’Oise, en Ariège et en Haute-Savoie. Enfin, je suis revenue et je m’y sens bien. Je vis sur le vieux pays de mes pères, ar vro goz ma zadou.
Pourtant, quand ma troisième fille a décidé de s’installer à Plœmeur en Morbihan, j’ai découvert une commune encore plus riche, plus dynamique, plus incroyable. J’ai passé trois semaines cet été 2016 à la découvrir à vélo et ces journées font partie de mes meilleurs moments

Je gardais un petit chat de six mois pendant les vacances des enfants. Du cat-sitting. Je gardais ainsi leur appartement et ils étaient tranquillisés de savoir que s’il y avait le moindre problème, j’interviendrais et les préviendrais. J’ai déjà fait du flat-sitting pour occuper un appartement pendant les vacances d’amies et c’est une bonne formule pour tout le monde. Moi ça me dépayse sans frais, et comme je ne suis pas chez moi, je n’ai pas de travaux d’entretien ou de réparation à faire, je passe tout mon temps à écrire et à me promener. Ce que je ne me permets pas souvent à la maison, où il y a toujours un truc à faire, du genre gros travaux d’Hercule. Ma grande chaumière est aussi plus difficile à entretenir qu’un appartement de trois pièces.

J’avais apporté mon vélo et j’ai découvert Plœmeur par ses pistes cyclables, ses chemins creux et ses sentiers côtiers. J’ai été éblouie.
Autrefois, j’ai un peu connu Plœmeur, quand j’étais petite fille et que nous habitions le port de pêche de Lorient dans les années 50. Nous venions nous baigner au Courégant, à Lomener. Nous nous promenions le dimanche dans les Kaolins. Plus tard, entre 1986 et 2009, je visitais souvent mon amie Nicole Courset à Larmor-plage, et si j’arrivais chez elle par la pénétrante de Lorient, pour rentrer je passais toujours par Plœmeur, je faisais le tour de l’église, venant de Larmor, pour partir vers Quimperlé. J’en connaissais les grands itinéraires, le magasin Point Vert où j’achetais des fournitures de jardin, ou le Parc de Kerihuer où je m’arrêtais parfois pour dégourdir ma petite chienne d’alors. Parfois, je rentrais par la route côtière du Fort-bloqué, pour rejoindre Guidel. Mais je ne connaissais pas bien les contours de Plœmeur, je crois même que je confondais ses limites avec celles de Lorient, Larmor et Guidel.

img_0430
Eglise de Ploemeur un soir de septembre 2016

Comme j’avais pris le vélo, je me suis documentée à l’Office de Tourisme pour avoir des cartes. Une de mes passions est la recherche des mégalithes. Découvrir des mégalithes à vélo, c’est idéal. La jeune femme m’a remis de nombreuses fiches sur les chapelles et les mégalithes et m’a recommandé les voies vertes, violettes, bleues, etc.

carteploemeur
Carte des mégalithes de Plœmeur avec les voies vertes

Lors d’un premier séjour, ma fille m’avait emmenée jusqu’à Lomener. J’avais pu le faire. Je pouvais continuer seule, en allant doucement d’abord, puis en augmentant le kilométrage et les efforts. J’avais fait une pneumonie l’hiver dernier, parce qu’opérée d’un œil l’été précédent, je n’avais pas osé prendre de risques, je n’avais pas fait de vélo, je n’étais pas allée nager. C’était une erreur, je n’avais pas accumulé la vitamine D et je m’étais fragilisée. J’étais sortie de cette épreuve pulmonaire hivernale sans souffle et sans muscle. Tout avait fondu. Je n’avais pas pu faire les tâches de bûcheronnage qui me sont habituelles au cours de l’hiver. J’avais perdu deux mois de travail d’écriture. Je ne voulais pas revivre un hiver pareil.

J’avais donc repris le vélo en fin de printemps, dès que je m’étais sentie plus forte, et j’allais nager régulièrement à Merrien à trois kilomètres de chez moi, ce qui me faisait un aller et retour de six kilomètres. Juste un petit entraînement. Mais déjà je reconstruisais ma musculature, retrouvais un peu de souffle et surtout reprenais confiance en moi.
Les enfants habitent au centre de Plœmeur, tout près de l’église. Si je voulais aller me baigner, je devais faire au moins huit kilomètres, Lomener, la plage la plus proche, dans l’anse du Stole, est à environ quatre kilomètres. Je l’avais fait une fois, je pouvais le refaire.

Mi-août, j’avais reçu mon nouvel iPad et un iPhone et j’avais l’intention de rédiger un guide d’utilisation pour les auteurs francophones de l’application Scrivener pour iOS. J’avais testé l’application nomade à Merrien, au cours de mes balades pour me baigner. C’était une bonne façon de me libérer l’esprit que de pouvoir écrire au bord de la mer, comme autrefois je notais mes idées dans mon journal, assise sur le sable ou dans les rochers. Circuler, bouger, permet de faire décanter les idées. J’ai souvent trouvé des solutions informatiques loin de mon clavier et de mon écran de bureau. Et ça depuis un quart de siècle. Je visualisais mieux les problèmes quand je n’avais pas le nez sur l’écran. Décantation productive. Recul et réflexion. Solutions et actions.

 

Bureau d’été 2016 : iPad mini 4 dans sac à dos

J’ai installé une application sur l’iPhone, Cyclemeter. J’ai pu voir très vite que je faisais plus de kilomètres que je ne me croyais capable de faire. Jamais de ma vie, je n’avais fait autant sans efforts majeurs. Il m’arrivait d’en faire plus de dix-huit, quand je ne trouvais pas le mégalithe cherché, parce que ma carte n’était pas juste, parce que le panneau n’était pas visible. Je continuais au gré de mes errances. Mais la carte du GPS de Cyclometer m’indiquait au moins où j’étais.

Dès le premier jour, m’étant un peu perdue, devant traverser une grande route (car ça circule beaucoup à Plœmeur), j’avais demandé mon chemin à un promeneur avec son chien. Il m’avait rassurée, me disant : « A Plœmeur, vous pouvez toujours trouver un chemin vers la mer. »

Je cherchais donc les chemins vers la mer. Je voulais nager le plus souvent possible. Pendant le mois de septembre, il faisait un temps extraordinaire, avec une petite brise agréable et une température idéale pour pédaler et aller nager.

Mon emploi du temps d’écriture active était réglé ainsi.

Le matin, très tôt, le petit chat posait sa patte de velours sur ma joue, comme pour me dire : « Il est temps de te lever, tu dois travailler. »

img_0193
Yoga du matin du petit chat Yuzu

Il avait raison, c’est le matin que je travaille mieux. Je prenais l’iPad, le clavier et je travaillais mes chapitres. La rédaction s’est faite assez vite.

Parfois, j’allais à la boulangerie dès l’ouverture, en bas sur la Place de l’Eglise, ce que je ne peux pas faire chez moi en pleine campagne, sauf quand je fais lever mon pâton ou ma brioche pendant la nuit et que je me lève pour faire chauffer mon four avec la plaque réfractaire pour avoir du pain frais et de la brioche chaude au petit déjeuner. Bon, c’est assez exceptionnel quand même. Là, je croisais des gens qui partaient au travail avant le le lever du jour. Chez moi, je ne croise que des chevreuils ou les chiens des voisins.

J’écrivais encore pendant la matinée, pas très longtemps, jamais plus de quatre heures. Ensuite, j’avais besoin de bouger.

Je prenais beaucoup de plaisir à faire mes courses dans le quartier, ne me contentant pas des grandes surfaces habituelles où je fais mes courses toutes les six semaines, pour ne pas avoir à sortir de chez moi.

Le dimanche, j’avais le marché autour de l’église, où je m’offrais quelques extras. J’ai réalisé quelques bons petits plats, dont j’ai congelé une partie pour le retour des enfants.

img_0366
Plage du Courégant, marée haute. En face, l’île de Groix

Je préparais mon picnic et partais en fin de matinée à la découverte de Plœmeur, de ses mégalithes et de ses plages. Après mon bain quotidien, je mangeais mon picnic sur la plage. Je rentrais ensuite tranquillement, par une autre route.

Très vite, j’ai réussi à faire une moyenne de 15 kilomètres par jour. Parfois 18 ou 19. J’étais encouragée en voyant mes performances, non pas de vitesse, mais d’endurance. Je ne suis pas une sprinteuse, mais je peux être une marathonienne.

Je suis revenue enchantée de mon séjour en Morbihan. Je n’ai pas besoin d’aller au bout du monde pour sentir battre mon cœur. Chaque rocher ici est un bout du monde exotique, tourné vers l’ailleurs et formidablement intérieur.

Je dirai dans un autre article tout ce que j’ai découvert à Plœmeur. Dans celui-ci, je veux insister sur le vélo et sur ce que sa pratique un peu plus fréquente que les années dernières m’apporte de bien-être et de réconfort.

En rentrant à Moëlan, j’ai décidé de continuer le vélo. Si j’ai pu aussi bien découvrir Plœmeur grâce à ce simple mode de locomotion, je dois pouvoir découvrir ma commune à vélo, aller dans des villages où jamais une voiture ne m’avait conduite, découvrir d’autres chemins creux. Je veux être en forme cet hiver, retrouver assez de forces physiques pour faire les travaux au jardin et le bûcheronnage du parc.

J’ai mis une autre application sur l’iPhone : Strava.

Un de mes amis Facebook, Jeffrey Levin, designer de bijoux en Californie, avait mis un jour une photo de sa baie avec son parcours à vélo vers le Golden Gate Bridge. Whaouh ! Je m’étais dit que moi-aussi j’avais une baie non loin de chez moi, pas aussi prestigieuse, certes, mais bien réelle, vivante et stimulante. Il m’a fait l’honneur de m’accepter sur Strava et depuis je mets moi aussi mes sorties à vélo, matinale ou du midi.

Ma baie à moi, elle donne d’un côté vers l’île de Groix, de l’autre vers les Glenan. Et l’horizon est immense.

68f97b2a-6a30-41a0-8051-f69700eab02f
Vélo Raleigh sur sentier côtier

 

Un autre ami anglais publie ses entrainements de course à pied. Alain Miles avait publié son premier ebook sur l’iPad en même temps que moi via Smashwords dès avril 2010. Il a résolu de graves problèmes physiques en courant, il est un des meilleurs seniors du demi-marathon au Royaume-Uni. Son exemple me donne du courage pour sortir régulièrement à vélo. Un ami français parisien, Stéphane Mérand, y publie ses courses dans Paris et sa banlieue et ça me fait complètement rêver. Je n’ai pas la prétention de faire autant de kilomètres qu’eux, mais j’ai la tentation d’aller un peu plus loin dans mes propres efforts, en gardant des sorties régulières. Voir que mes plus petites courses font neuf à dix kilomètres, quand je pensais n’être pas capable de faire plus de six kilomètres me conforte dans ma démarche et me donne du courage pour continuer.

En ce dimanche 13 novembre, terrible date anniversaire, mon ami parisien a partagé une belle expérience. Un de ses amis a partagé sur Facebook une course Strava de 56 km pour tracer dans Paris le symbole de la paix.


Un bel hommage aux victimes des attentats de Paris du 13 novembre 2015.

#peaceforparis


Voilà comment j’ai découvert Plœmeur à vélo et comment ça a changé ma vie. C’est une activité gratuite qui fait du bien au corps et à l’âme. Le guide Scrivener plus simple pour iPhone et iPad est le fruit de ces pérégrinations cyclistes marines.

Et vous, vous lancez-vous ce genre de défi ? Est-ce que ça vous aide dans votre créativité ? Avez-vous des secrets de forme à partager ? Je suis néophyte, j’ai tout à apprendre. Continuer à apprendre permet de bien vieillir et j’ai à cœur de bien vieillir.

À bientôt pour d’autres aventures.

Gaelle

Kerantorec, le 13 novembre 2016



Crédits

Le petit chat : Yuzu

Les applications de course : Strava et Cyclometer

Les cyclistes : Jeffrey Levin, Stéphane Mérand, Dmitry Kostiukov

Le coureur à pied anglais : Alan Miles

Le vélo : Raleigh (années 90)

Les mobiles : iPhone 5c et iPad mini 4 (Apple)

L’application d’écriture : Scrivener for iOS

Les communes : Moëlan-sur-mer (Finistère) et Plœmeur (Morbihan)

Moëlan-sur-Mer, devise en breton : deus an douar ha deus ar mor (de la terre et de la mer)

Blog auteur gaellekermen.net

Blog Kerantorec : bricolage-jardinage

© Tous droits réservés 2016 Gaelle Kermen et ACD Carpe Diem

Publicités

Un chapon pour les fetes

Je ne mange plus beaucoup de viande, elle est trop chère et je la trouve souvent sans goût. Je n’ai pourtant pas envie de devenir vegan.

IMG_6148

Pourtant, ce Noël 2015 chez ma fille Ana, j’ai eu envie d’une belle pièce de volaille, du genre qu’on mange rarement. Nous avons choisi un chapon fermier, élevé à Janzé, en Ille-et-Vilaine en Bretagne, une pièce de 3,3 kg, à 32 euros. Une folie pour mon budget, mais je ne l’ai pas regrettée !

La veille, j’avais préparé une farce parée avec ce que j’avais sous la main, elle s’est révélée pleine de subtilités après cuisson :

– 1 échalote rose de Bretagne
– 3 champignons de Paris
– 1 kiwi
– des brisures de marrons glacés maison
– la graisse parée dans la farce
– du pain de mie complet avec un peu de lait
– du persil du jardin, ciselé

Que de la douceur, juste un peu de piment d’Espelette sur la peau pour réveiller les saveurs.

J’ai empli la bête et l’ai bien serrée dans du film alimentaire, au frais, pour que les parfums se répandent à l’intérieur.

L’après-midi du 24 décembre j’ai préparé la bête pour la cuisson.

Avant de le brider, j’ai fini de le remplir avec des marrons entiers. J’ai cousu le croupion, bien resserré les pattes, pour que rien ne s’échappe.

 

À 17 heures, pour un repas à 20 heures trente, j’ai mis le chapon à four froid à 150°, la première heure sur une grille, puis les deux dernières dans la lèche-frite.

Toutes les demi-heures, Morgan l’a retourné sur ses quatre côtés et arrosé de son jus.

La dernière heure, à 19 heures, nous avons mis autour du chapon des pommes de terre Léontine de Bretagne, rissolées au feu monté à 200° d’abord, puis redescendu à 150° la dernière demi-heure, quand on a ajouté des marrons que je venais d’éplucher, après les avoir congelés à la récolte.

La cuisson a été maintenue à 100° pendant la dernière demi-heure, tandis que nous mangions les entrées.

En tout il a fallu trois heures et demi de cuisson douce.

Un lissac-saint-émilion de 2010 a accompagné ce met royal.

Nous avons rarement mangé un plat aussi goûtu, savoureux, moelleux.

Le plus beau, c’est que les restes ont été très conséquents. Nous espérions en avoir la semaine suivante, mais à ce point-là, je ne l’aurais pas imaginé.

Ana et Morgan en ont fait plusieurs repas (et Morgan mange de très bel appétit !), j’ai mangé le blanc en sandwich avec du chutney maison, les midis où je n’avais pas le temps de cuisiner, car j’écrivais le Guide Scrivener pour Mac.

En fait je vais encore en manger ce soir, dans un gratin de courge butternut, fourrée au riz chaponné. Car avec la carcasse, j’avais fait un riz, bien sûr ! Et il restait beaucoup de viande dessus.

C’est un plat onéreux à l’achat, nous l’avons payée 32 euros, mais nous avons fait tellement de repas avec cette belle bête noble, que son prix est très bas. Nous saurons maintenant pour nos repas de famille que nous pouvons choisir un beau chapon. Nous nous souviendrons de ce beau Noël 2015 à Quimper, chez Ana.

IMG_6146
Espuma de cumbawa sur truite fumée par Ana © gaelle kermen 2015

En entrée, Ana avait fait un espuma de citron cumbawa pour accompagner des filets de truite fumée, servis avec un meneton-salon qui me rappelait mon premier reportage pour France-Culture près de Bourges. Un foie gras. Le chapon, sa farce douce, les pommes de terre rissolées, comme auraient aimé nos grands-mères moëlanaises, ses marrons. Un superbe plateau de fromages de chez Ingrid Leost sous la halle, j’y ai eu le plaisir de trouver de la tomme de l’abbaye de Tamié, où j’ai séjourné quand j’écrivais Aquamarine.

IMG_6158
Bons fromages de chez Leost sous la halle © gaelle kermen 2015

Et en dessert, un assortiment de pâtisseries de chez Legrand.

IMG_6162
Mini bûche de chez Legrand © gaelle kermen 2015

J’avais pris du très bon pain, au Fournil du Chapeau rouge. En plus de nos besoins, j’avais pris un gros pain de campagne. Je l’ai apporté au petit saint local à la cathédrale de Quimper, le Santig du, continuant la tradition de l’obole en pain pour les pauvres, qui perdure depuis le XVe siècle.

IMG_6135
Statue et pain de Santig du dans la cathédrale de Quimper © gaelle kermen 2015

J’ai vraiment aimé ce moment de partage symbolique, profond.

Passez de bonnes fêtes ! et à l’année prochaine…

Gaelle Kermen
Kerantorec, 31 décembre 2015

Les etonnants voyageurs du monde d’a cote

Une visite a sa place particulière sur mon blog de voyage Hentadou : mes Étonnants Voyageurs du Monde d’à Côté.
#VoyageaPied #TroBreizh #Bretagne

Voyageurs à pied autour de la Bretagne
Voyageurs à pied autour de la Bretagne. © Gaelle Kermen 2013-15

Le 19 août 2013, lors d’un bel été, j’ai accueilli à Kerantorec deux voyageurs originaux : une maman, Padina, et son fils, Corentin, qui venait de fêter ses 7 ans. Ils voyageaient à pied autour de la Bretagne, par les chemins praticables pour leur remorque. C’était une phase de repos pour la maman et d’éternelles questions pour le petit garçon éveillé. Ils arrivaient en fin de voyage, de Brocéliande le 27 juin à Quiberon le 30 août.

Pour moi qui ai du mal à quitter mes talus, c’était un enchantement que de les recevoir, en leur offrant deux bons lits pour qu’ils puissent récupérer de leur fatigue. En fait, j’ai été impressionnée de leur bonne forme, de leur beauté, de leur joie de vivre. Ils rayonnaient, semblant avoir rencontré le merveilleux qu’ils étaient venus chercher autour de la Bretagne magique.

camp des voyageurs1
Le camp des voyageurs à l’arrivée, la tente sèche, le chariot est dételé. © Gaelle Kermen 2013-15

L’établissement du camp pour faire sécher la tente

camp des voyageurs4
Premier repas dans la prairie, Padina et Corentin (au loin un faucheur à l’ancienne) © Gaelle Kermen 2013-15

Le soir j’avais prévu un dîner préparé au feu de bois de mes pierres dolméniques. Photo de Padina Pavonica 2013.

La jardinière fait son repas sur son feu de bois entre les pierres.
Gaelle fait son feu de bois entre les pierres pour le repas du soir. © Padina Pavonica 2013-15
menhir et lune
La lune monte derrière le menhir de l’allée couverte de Kersegalou. © Gaelle Kermen 2013-15

Visite à l’allée couverte sous la lune montante

dolmen-Corentin-korrigan
Le Korrigan Corentin sous le dolmen, fidèle à la tradition des Korrigans, faire des blagues. © Gaelle Kermen 2013-15
dolmen-mere-et-lutin
Maman et lutin près de l’allée couverte au soleil couchant. © Gaelle Kermen 2013-15

Le lendemain matin, je les ai emmenés à la source, puis au cercle des pierres que les Druides avaient créé  pour la Cérémonie du Gorsedd Digor 1985. Les druides sont partis, les pierres sont restées.

Passage du gué à la source, Corentin et Gaelle par Padina Pavonica © 2013-15
Passage du gué à la source, Corentin et Gaelle par Padina Pavonica © 2013-15
lion au cercle de pierre
Corentin dans le bois lors de la visite au cercle de pierres. © Gaelle Kermen 2013-15
coin-enfants-Corentin-Playmobil
Corentin recrée un petit monde en Playmobil dans le coin des enfants. © Gaelle Kermen 2013-15
Derniers-moments-avant-depart
Derniers moments avant le départ, Corentin se repose, Padina a harnaché le chariot et va s’atteler aux brancards. © Gaelle Kermen 2013-15

Je suis admirative des efforts que fait Padina. Elle est très bien organisée, tout est prévu, calibré, géré. Mais je trouve qu’elle se charge beaucoup. Elle a notamment un gros cahier pour noter ses impressions de voyage, que je  lui souhaite de pouvoir remplacer par un iPad Cellular pour un prochain voyage.

Depart-Pose-devant-chaumière
Dernière pose devant la chaumière avant le départ par un ciel sans nuage. © Gaelle Kermen 2013-15
On-the-road-again
C’est parti ! Vers le Pouldu en traversant par les champs au fond du Merrien et en passant par l’épicerie des 4 vents avant Doëlan. © Gaelle Kermen 2013-15
oubli des batons
Les bâtons sont restés contre le mur de la chaumière. Panneau du Petit Bonhomme derrière la vitre d’Ana le Doze-Samson © Gaelle Kermen 2013-15

On the road again.
Après leur départ je retrouve les bâtons de marche qu’ils ont oubliés, près du Petit Bonhomme derrière la vitre de ma fille Ana. Le voyage tirait à sa fin.

Le voyage continuait pour les Étonnants Voyageurs du Monde d’à côté. Je pouvais reprendre ma vie d’ermite.

Le lien vers le blog que Padina a tenu pendant leur parcours de plus de deux mois. L’étonnante histoire du monde d’à côté
À la page 2 elle y parle de leur passage à Kerantorec.

Après le voyage, Padina a rédigé le livre. Voici comment elle y raconte son passage à Kerantorec:

« 19-20 septembre 2013 Kerantorec

Il y a cette ancienne maison, celle de ses ancêtres, dont l’isolation porte l’empreinte de Kerdavid, qu’elle redresse et embellit elle-même.

Je me demande, mon bloc-notes sur les genoux, si je saurai raconter. Gaelle, qui est écrivain, me dit :
« Ne t’inquiète pas. Ça viendra. Ce qui doit être transmis le sera. Et puis certaines choses ne le seront pas. Ça viendra tout seul. »
Elle s’en va dormir. Elle dort l’après-midi. Et travaille une bonne partie de la nuit.

« L’été 2010, j’ai retrouvé, sous un escalier, derrière des tableaux et des caisses de revues, mes premières archives, dont un texte de 141 feuillets, arrachés à un classeur ayant échappé au tri sévère effectué autrefois dans mes papiers. Ce texte commence la série des publications de 50 ans d’écriture en cahiers de 1960 à 2010. »
(Au loin un phare, Gaëlle Kermen)

Gaëlle n’a pas de voiture et fait ses courses à vélo. Elle fait son pain. Elle écrit tout en numérique, elle lit tout en numérique. Elle vit sur un territoire où les pierres répondent aux étoiles, où jaillit une source, où les murets sont vieux de trois mille ans, où les cerfs sont des monarques.
Elle vit entourée des tableaux de son amoureux, Yves Samson, dessinateur, peintre et jardinier. Il peignait des rêves, des humeurs, des atmosphères, des traversées, des jaillissements ou des contemplations. Des âmes ou des univers.

Autrefois, de 1976 à 1986, sa maison était une crêperie. La crêperie à la ferme. Des artistes venaient s’y restaurer. Un jour, un grand druide qui aimait les crêpes lui a demandé s’il était possible que des rassemblements puissent avoir lieu dans la clairière au cœur de sa forêt. Elle a d’abord accepté puis des divergences humaines et spirituelles l’ont amenée à mettre tout ce petit monde hors de ses terres.
Nous sommes arrivés à la fameuse clairière. Il y a de grosses pierres, disposées en cercle selon la position des astres dans le ciel. Il y en a douze, chacune correspondant à un signe du zodiaque, une autre au centre. »
© Padina Pavonica 2015

Padina sait communiquer entre le ciel et la mer, les étoiles et les brins d’herbe. Son livre est en recherche d’un éditeur traditionnel. Que les vents lui soient favorables !

L’album sur ma galerie Flickr des étonnants voyageurs du monde d’à côté.

© gaelle kermen 2015

Visite de l’atelier-boutique laContrie a Paris

Visite de l’atelier-boutique laContrie a Paris

laContrie maroquinerie haut de gamme sur mesure par Edwina de Charette de la Contrie

(Extrait du Journal de Voyage, Paris, septembre 2013, de Gaelle Kermen)

Vendredi 20 septembre 2013 7:44 rue Félix Faure, XVe

J’ai visité hier matin la jolie boutique-atelier de laContrie, au numéro 11 rue de la Sourdière, non loin du Palais Royal et des Tuileries, juste à côté de l’église Saint Roch.

rue-de-la-sourdiere-lacontrie_10328633994_o
La rue de la Sourdière, non loin du Palais royal, à gauche de l’église Saint-Roch. Au numéro 11, laContrie

Edwina m’a ouvert la porte avec son beau sourire, dans son tablier de maroquinier. Élégante dans sa fonction artisane, le haut en tweed discret, le pantalon bien coupé, de belles chaussures confortables, un maquillage plus que discret, l’iPhone à la main, Edwina reste la belle fille simple et naturelle que j’ai toujours connue.

Edwina de Charette de la Contrie en tablier de maroquinerie avec iPhone
Edwina de Charette de la Contrie en tablier de maroquinerie avec iPhone

Edwina m’a fait les honneurs de sa boutique. En vitrine, un sac vert tendre dans les tons de la devanture de la boutique en face : Vertumne. Le ton est donné, dès l’entrée on sait que tout sera harmonieux et élégant.

Un sac laContrie vert en harmonie avec la vitrine voisine de Vertumne
Un sac laContrie vert en harmonie avec la vitrine voisine de Vertumne

Dans la boutique un escalier digne d’un musée Guggenheim descend dans le bureau d’Edwina et les ateliers.

L'extraordinaire escalier de la boutique-atelier laContrie
L’extraordinaire escalier de la boutique-atelier laContrie

Seul l’escalier est impressionnant, car ensuite tout est à échelle humaine.
On est d’abord saisi par la bonne odeur du cuir. Puis par l’harmonie des lieux.

Les maroquiniers travaillent avec leurs beaux outils, leurs belles matières, leur magnifique savoir-faire.

L'atelier de laContrie avec le maroquinier Jérémy.
L’atelier de laContrie avec le maroquinier Jérémy.

Portrait d'Edwina de Charette de la Contrie en tablier de maroquinier
Portrait d’Edwina de Charette de la Contrie en tablier de maroquinier dans l’atelier

Les modèles des sacs sont exposés dans des vitrines sobres, discrètement éclairés.

Vitrine des sacs et accessoires laContrie
Vitrine des sacs et accessoires laContrie
Sur les murs de la boutique en chevron, les sacs et accessoires de laContrie
Sur les murs de la boutique, du parquet en chevron met en valeur les sacs et accessoires de laContrie

Rien ici de tape à l’œil. Tout est beau et raffiné dans ce que crée Edwina, aussi bien dans le cadre que dans les objets exposés. Tous les détails sont pensés, étudiés, réalisés. Elle va au bout de ses analyses et de ses rêves, les met en forme et ce qui en sort donne une impression de pérennité rassurante et sécurisante.

Ici c’est la vraie classe, celle qu’on se fait offrir, celle qu’on s’offre à soi, celle qu’on pourra transmettre.

Mission réussie, bravo Edwina !

Ça c’est Paris !

Autoportrait dans la vitrine de laContrie au sac vert et au manteau jaune
Autoportrait dans la vitrine de laContrie au sac vert et au manteau jaune

Et en visite dans ma campagne, l’été 2015, un sac Rohan, porté façon plus roots par sa créatrice.

Sac Rohan en visite à Kerantorec 13 juillet 2015 © gaelle kermen 2015
Sac Rohan en visite à Kerantorec 13 juillet 2015 © gaelle kermen 2015

Album Flickr : Visite de laContrie

***

Edwina de Charette de la Contrie http://www.lacontrie.com/

Sur rendez-vous : laContrie
11 rue de la Sourdière, Paris 1er
métro : Tuileries

11h-19h du mardi au samedi
33 01 49 27 06 44

L’atelier-boutique est fermé les trois dernières semaines du mois d’août.

***

© Gaelle Kermen 2013-15

Petits moments musicaux dans la ville

Dimanche à Toulouse, le 16 décembre 2012, rue de la Colombette, quartier Saint-Aubin

Ce matin j’ai sacrifié au rituel du petit blanc en terrasse de café sous les platanes, près de la Cathédrale Saint-Aubin où j’ai rejoint le père et le fils I….

Puis, ayant bu le vin de messe, je suis montée à la cathédrale Saint-Aubin. J’entendais de la musique en entrant. Mais c’était l’heure de la fermeture et la musique s’est arrêtée.

Alors que je photographiais la chapelle de Sainte-Elisabeth et celle de Sainte-Germaine de Pibrac, j’ai rencontré un monsieur souriant à qui je demandai si l’église fermait. Il me dit :
– Oui, je viens de jouer de la flûte de Pan.
– Oh ! C’était vous qui jouiez ?
Oui, répondit-il et, heureux de partager ce moment unique, il m’a sorti deux flûtes, dont une que je reconnaissais car mes parents avaient rapporté de Roumanie dans les années 60 une flûte et un disque de Gheorghe Zamfir. Il m’a confirmé que c’était bien une flûte roumaine.


Et il m’a joué l’hiver de Vivaldi. Comme ça. Juste pour moi. Parce que le jour était clair, la lumière jouait à travers les vitraux, le lieu offrait son acoustique, le moment se privilégiait entre nous.
J’ai applaudi à la fin du thème. Encouragé, il a joué un morceau plus séculier, la musique du film Ghost m-a-t-il dit, que j’ignorais. Alors j’ai sorti mon mini appareil photo de ma poche pour conserver cet instant de partage, je lui ai demandé par signes si je pouvais le photographier, il a hoché la tête et j’ai pris quelques clichés en me reculant pour le replacer dans la travée gauche en face de la chapelle de Sainte-Germaine de Pibrac, dans l’amplitude du bâtiment construit par les compagnons d’autrefois.


L’église fermait. Je lui ai demandé son nom et si je pouvais parler de lui dans un blog. Il m’a remerciée pour mes encouragements. Il avait eu le temps de me dire qu’il avait joué à Carcassonne sur une rampe en hauteur. J’ai dit :
– Comme à la cathédrale Saint-Etienne de Toulouse ?
– Oui, j’y ai joué aussi et c’était un de mes rêves !
Magnifique moment ! Magie du voyage qui permet ces rencontres hors du temps.


Dehors, déguisés en Pères Noël, un petit musicien noir et son papa jouaient sur des instruments africains. Une sonorité qui me rappelait les tambours du Bronx, mâtinée d’une douceur moyenâgeuse par l’instrument à cordes du papa. Les époques se bousculaient sous mes yeux sur la place. J’imaginais, en me faufilant à travers les gens, la place au fil des siècles, lors des fêtes populaires.

J’ai fait le tour de l’église érigée comme une forteresse défensive et je suis rentrée tranquillement vers la rue de la Colombette.


En rentrant j’ai publié sur Facebook un statut sur le moment priviégié de la flûte de Pan puis les photos de l’album Saint-Aubin dimanche matin.

https://www.facebook.com/gaellekermen
Bien sûr je reste une incurable ravie de la crêche, mais comment ne me sentirais-je pas honorée quand on me fait cadeau d’un moment si précieux, unique.
Dans mon ermitage breton, la musique est celle de la Radio Classica Toscana sur la tablette maintenant et dehors celle des oiseaux, de la buse qui me donne l’heure à midi solaire quand il fait chaud, du merle qui annonce le printemps, des étourneaux qui parfois s’installent le soir dans les grands frènes ou des goélands qui accompagnent les labours dans le champ voisin.
Alors ce joueur de flûte m’a donné envie de faire une place sur mon blog Hentadou sur les musiques rencontrées au cours de mes voyages, depuis que je peux, une ou deux fois dans l’année quitter mon ermitage et fureter dans quelques villes, le nez en l’air et le pied léger, toujours prête à dégainer mon appareil photo ou ma vidéo.
Je pense à la violoniste qui jouait le Concerto de Max Bruch sous les arcades du Louvre à la sortie de la Cour carrée en janvier 2010. J’avais filmé la cour mais n’avais pas osé filmer la jeune fille.

De Moments musicaux en ville

Je pense au joueur d’harmonium de la cathédrale de Nantes qui m’accompagnait chaque fois que je rendais visite au tombeau de François II et de Marguerite de Foix, les parents d’Anne de Bretagne, à la tombée de la nuit, comme l’avait fait Stendhal pendant son séjour nantais.

De Moments musicaux en ville

Je pensais à la répétition d’un morceau de Mozart d’une soprano et de l’organiste que j’avais surprise à la Dalbade l’an dernier avant Noël.

De Moments musicaux en ville

Ou encore ce matin, quand Rémy Albano me racontait son bonheur de venir jouer après la messe du dimanche à Saint-Aubin, je me souvenais de ces chanteurs arméniens surpris à la cathédrale La Mayor de Marseille, en bas du quartier du Panier, où nous séjournions en fin d’année 2009, ils donnaient un concert le soir dans l’église au bout du Vieux Port et ils n’avaient pas pu résister, en visitant la Mayor, au bonheur de lancer leur chant vers le ciel d’une chapelle rayonnante derrière le chœur.
Oui, la musique est langage universel.
Ce 16 décembre c’est l’anniversaire de Beethoven. Une amie facebook, Ingrid Belmann, violoncelliste de l’orchestre d’Indianapolis, Indiana, USA, vient de poster une vidéo où Léonard Bernstein parle de la musique de Ludwig si essentielle au monde. Beautiful Lenny, que j’eus le bonheur de voir diriger de son piano Paris à la fac de droit d’Assas en 1970, nous transmet le message simple de la musique de Bethoven tous les hommes peuvent être frères et libres, message que nous pouvons tous comprendre dans le monde entier.
http://www.youtube.com/watch?v=U14iJzdPtWI&feature=share
Ce matin à Saint-Aubin, j’y ai cru et j’en souris encore, portée par cette belle énergie.
Merci aux bâtisseurs de cathédrales. Merci aux musiciens qui lancent leur chant comme l’alouette dans le ciel d’été. Merci pour ces belles rencontres, magie des voyages, propulsion dans un autre espace-temps, immatériel et spirituel, fait de travail et discipline, valeurs humaines.
Merci à Remy Albano d’être devenu un ange musicien en ce temps de Noël 2012.

© gaelle kermen 2012

Chevaux pour la police municipale de Toulouse

Cavalière de la police municipale de Toulouse
Cavalière de la police montée municipale de Toulouse

Ce matin, 20 décembre 2011, 11 heures du matin, au Grand Rond, j’ai assisté avec mon petit-fils à la présentation de la nouvelle brigade municipale à cheval. Deux beaux chevaux espagnols étaient présents, pour deux cavaliers et une cavalière. En tout la brigade aura cinq chevaux et huit cavaliers.

Ma vidéo est sur YouTube :

Depuis près de quinze mois que je lis sur mon cher Kindle essentiellement les grands textes de la littérature mondiale, je vis dans un monde où les chevaux sont un mode de déplacement permanent, que je lise les romans d’Alexandre Dumas ou maintenant ceux de sir Walter Scott, le cheval était omniprésent jusqu’à la guerre de 14, ou presque. Quand je sors de chez moi, où parfois pâturent des équidés, il est bien rare que j’en rencontre.

Aussi quand j’ai vu passer lundi soir le Twitt de Franck Menigou de la mairie de Toulouse :

franckmen Franck Ménigou  Si vous aimez les chevaux ne ratez pas la présentation de la brigade équestre de #toulouse Mardi 20 décembre11h00 au jardin du Grand Rond

j’ai décidé d’emmener mon petit-fils à la présentation de la première brigade équestre de la ville.

Approcher le cheval l’a impressionné et lui a donné tout de suite le sens du respect. On ne fait pas n’importe quoi en présence d’un grand animal et nous devons réapprendre les bons comportements.

Enfant et cheval de la brigade équestre
Noé près du cheval de la brigade, impression et respect

La brigade équestre voit bien plus loin que la policière en gyropode, piétonne à roulettes électriques qui peut se faufiler sur les trottoirs à 10 km/h et même entrer dans les supermarchés, la vue du haut d’un cheval englobe un vaste horizon. Le cheval peut passer dans des endroits où un véhicule à moteur n’irait pas.

Les articles du jour écrivent que le crottin sera récupéré par les cavaliers de la brigade, pour montrer l’exemple aux propriétaires canins, mais la gyropodiste m’a dit qu’un filet serait accroché sous la queue, que les chevaux seraient détendus avant de partir en tournée et que, comme les chiens (elle est une ancienne maître-chien), les chevaux se retiennent pendant le travail.

Des études sociologiques montrent que la proximité des arbres diminue la délinquance. Je veux croire que celle des chevaux soit aussi efficace.

Une nouvelle image de la surveillance et de la sécurité vient d’être donnée par la ville de Toulouse et j’aime ça, moi qui ne cesse de m’extasier sur la beauté de la ville. J’ai été séduite par l’harmonie de l’alliance cavalier-monture, avec l’image mythologique du Centaure dans la tête. A Toulouse coexiste toujours l’enracinement dans le terreau du passé avec la vision de l’avenir.
Noël 2011
Gaelle Kermen
En savoir plus sur les détails techniques, voir LibéToulouse
© gaelle Kermen 2011

hentadou 2010 in review

The stats helper monkeys at WordPress.com mulled over how this blog did in 2010, and here’s a high level summary of its overall blog health:

Healthy blog!

The Blog-Health-o-Meter™ reads This blog is on fire!.

Crunchy numbers

Featured image

A Boeing 747-400 passenger jet can hold 416 passengers. This blog was viewed about 2,400 times in 2010. That’s about 6 full 747s.

In 2010, there were 12 new posts, growing the total archive of this blog to 31 posts. There were 9 pictures uploaded, taking up a total of 10mb. That’s about a picture per month.

The busiest day of the year was December 5th with 223 views. The most popular post that day was Operation Orsay Commons dimanche 5 decembre 2010 11h30.

Where did they come from?

The top referring sites in 2010 were twitter.com, facebook.com, android-vs-ipad.co.cc, obama-scandal-exposed.co.cc, and gaellekermen.net.

Some visitors came searching, mostly for kroller muller museum, hentadou, orsay commons, ma douce toulouse, and olivier bessas.

Attractions in 2010

These are the posts and pages that got the most views in 2010.

1

Operation Orsay Commons dimanche 5 decembre 2010 11h30 December 2010
1 comment

2

Hentadou February 2010

3

04 Kroller-Muller Museum Otterlo February 2010

4

Sur le Festival Novela 2010 Toulouse Numerique October 2010
4 comments

5

02 Rouen Amiens Charleroi Bruxelles February 2010