agence de design aestetype Toulouse

agence de design aestetype Toulouse

Agence de design aestetype Toulouse

Bureau de Création, Design et Expériences connectives

#design #toulouse #aestetype #creation #connexion

Nous nous étions rencontrés à la Novela 2010 (festival numérique du partage des savoirs). Les designers réalisaient des QRCodes qui m’avaient beaucoup impressionnée, je les avais trouvés beaux comme des tableaux, et près de Jacques et Frédéric j’avais retrouvé l’ambiance créative stimulante que j’avais connue entre 1969 et 1975 quand je travaillais avec Yves SunHill, designer (1948-2012). Frédéric m’avait fait un QRious Code pour mon roman de jeunesse Aquamarine 67.

QRious code réalisé par Frédéric Daubagna à la Novela 2010 pour Aquamarine 67, roman-vérité. © gaelle kermen 2015
QRious code réalisé par Frédéric Daubagna à la Novela 2010 pour Aquamarine 67, roman-vérité. © gaelle kermen 2015

Nous étions restés en contact par Facebook et Twitter. Ils étaient abordables, faciles à contacter. Connectés, nous sommes tous trois, rapidement pris fut le rendez-vous.

Raison de la visite

Si je me suis permis de demander à visiter l’agence aestetype de Toulouse, c’est que je veux montrer à mon petit-fils le monde du travail.

À Lorient, au port de pêche de mon enfance, nous avions rencontré un fondeur d’une fonderie créée par son grand-père après la guerre, quand j’habitais là. Le fondeur, fier de son travail, avait expliqué à Noé, qui venait d’avoir 8 ans, comment d’un gros tube d’acier qu’on voyait stocké en attente, on pouvait faire d’énormes manilles servant à tenir les câbles soutenant les grands ponts à travers le monde. Le résultat était beau comme des sculptures d’art contemporain.

À Toulouse, où nous étions ensemble, Noé et moi, pour les vacances de Pâques 2015, j’ai eu l’idée de visiter une agence de design pour lui montrer une autre façon de travailler et une autre forme d’art au quotidien. Je ne sais pas s’il a tout apprécié, mais il en gardera des images pour l’avenir. Il est toujours bon de montrer aux enfants une belle réalité. Noé a pris certaines photos illustrant cet article sur sa tablette Kindle Fire.

Plan MindMap de l'article fait sur SimpleMap pour iPad1 © gaelle kermen 2015
Plan MindMap de l’article fait sur SimpleMind+ pour iPad1 © gaelle kermen 2015

Lieu

En face de la Prairie des Filtres, entre deux ponts.

Noé au Pont Neuf en face du Pont Saint-Michel, devant la Prairie des Filtres, en chemin vers aestetype. © gaelle kermen
Noé au Pont Neuf en face du Pont Saint-Michel, devant la Prairie des Filtres, en chemin vers aestetype. © gaelle kermen

L’agence se situe entre deux ponts, le Pont Neuf et la passerelle Saint-Michel, comme un passage symbolique entre la création et la réalisation, entre le besoin de communication et la concrétisation d’un projet qui soit efficace dans la société et la vie quotidienne.

Designers

Frédéric Daubagna et Jacques Pecate sont deux designers complémentaires, qui se connaissent depuis longtemps, ils échangent les idées en permanence et se soutiennent mutuellement. Ils sont sur les mêmes longueurs d’onde. Leur mode de vie est simple, respectueux de la nature. Frédéric nous explique qu’il habite de l’autre côté de la Garonne et qu’il est chez lui en 7 minutes. Parfois ils mangent le midi sur la Prairie des Filtres, juste en face. Tous deux aiment les sorties dans les régions avoisinantes.

FredericDaubagna
Frédéric Daubagna, designer, agence aestetype. © gaelle kermen 2015
Jacques Pecate, designer, agence Aestetype © gaelle kermen 2015
Jacques Pecate, designer, et une partie de l’équipe de l’agence Aestetype © gaelle kermen 2015

 

Agence aestetype

Un stagiaire Adrien travaille sur un portable dans la première pièce. C’est lui qui nous accueille.

Je suis heureuse de voir Frédéric entier sur ses jambes et en bonne forme, alors qu’il a frôlé la mort de près dans un accident de la circulation il y a quatre ans. Formidable reconstruction.

Frédéric et Jacques m’offrent du miel d’une ruche urbaine dont ils possèdent une petite part en crowdfunding. Touchante attention que de partager le suc de la vie.

Décor

Des QRCodes géants s’affichent sur les murs de l’agence, des tableaux qui renvoient à des pages internet, quand on scanne le dessin avec un smartphone doté d’une application spécifique.

Décor de l'agence en entrant. Le sport n'est jamais loin, les raquettes de ping pong attendent sur la desserte un moment de détente. © gaelle kermen 2015
Décor de l’agence en entrant. Le sport n’est jamais loin, les raquettes de ping pong attendent sur la desserte un moment de détente. © gaelle kermen 2015

D’immenses iMacs se partagent le bureau commun à Jacques et Frédéric, installés l’un en face de l’autre, échangeant idées, projets, réalisations.

BureauxdesDesigners
Deux bureaux avec iMacs pour une collaboration fructueuse entre les deux designers. © gaelle kermen 2015

Une chaîne stéréo à l’ancienne (avec platine, ampli, haut-parleurs, comme à la belle époque des vinyles) trône sur un établi, bien solide, le benchwork si cher à Steve Jobs, initié très tôt au beau travail fini par son père adoptif, qui en fit le premier meuble du garage de l’Apple I. Beau symbole de création.

— L’établi, nous dit Jacques, sert à faire des prototypes, quand nous devons faire des présentations, construire des objets, faire des supports.

Méthode de travail

Les designers commencent d’abord par un croquis à la main sur de gros carnets posés devant les iMacs. Ensuite le travail se fait avec l’ordinateur sur un grand écran confortable.

Quand il faut expérimenter certaines formes, le travail peut se continuer sur l’établi. Il est important d’avoir un établi chez soi à portée de main, je suis bien d’accord !

Même si désormais pour moi tout est numérique, j’aime ce passage de l’idée tracée d’abord au crayon sur des carnets épais et nombreux, puis travaillée sur l’écran, à la réalisation d’un modèle, sur l’établi, manu militari, avant fabrication chez un artisan.

Après le départ de Frédéric à un rendez-vous, nous restons avec Jacques à échanger sur leur parcours.

Formation

Jacques Pecate est autodidacte et s’est forgé lui-même une immense culture. Il a appris son métier en faisant des stages dans des agences de communication, dans le milieu graphiste parisien des années 80. J’ai eu un aperçu de cette effervescence créative lorsque je travaillais comme assistante du designer Yves SunHill (AD Design, YSH) fin 60 et début 70. Je comprends mieux pourquoi Jacques est si réactif sur certains posts « culturels » sur Facebook, ce n’est plus si courant.

Frédéric Daubagna s’est formé au Scriptorium de Toulouse avec Bernard Arin. Il a rencontré un super calligraphe et typographe, François Boltana, qui lui a donné le goût de la belle présentation.

Le nom de l’agence est créé sur les mots d’esthétique et de typographie.

À la Novela 2010, j’avais apprécié chez Jacques et Frédéric ce bel esprit d’intuition et d’imagination, efficace, pratique, qui apporte quelque chose de plus, toujours avec le souci de l’esthétique.

Je pense alors à Steve Jobs, formé aussi à la calligraphie, les seuls cours qu’il avait suivis à l’Université de Reed, avant de laisser tomber les filières classiques pour emprunter d’autres routes lors de son voyage en Inde. Il avait trouvé là-bas l’esprit d’intuition qui l’a inspiré dans sa création des premiers Macintoshs et pour la gestion d’Apple, esprit qu’il a gardé jusqu’au bout, à l’encontre de toutes les théories économiques de l’époque.

J’ai retrouvé l’esprit d’intuition à l’agence aestetype.

Brainstorming idée d’un grand tableau blanc connecté

Comme cet hiver j’ai lu en américain sur Scribd tout ce que je trouvais sur Steve Jobs et Mark Zuckerberg, je reste dans l’esprit d’innovation.

Dans ma propre écriture, quand j’ai une idée, quand je veux faire un texte pour un article ou un chapitre d’eBook, je l’écris au vol sur mon iPad1, sur SimpleMind, une application de MindMap qui remplace pour moi le grand tableau blanc, utilisé aussi bien par Steve Jobs, quand il a repris Apple en 1996, que par Mark Zuckerberg en 2003, alors étudiant à Harvard, quand il mettait au point ses programmes de connexion entre les gens à travers le monde dont on connait le résultat.

Il me vient maintenant à l’idée qu’il manque peut-être un grand tableau blanc de brainstorming dans le décor de l’agence æstetype, dont la visite m’a souvent évoqué la créativité et le savoir-faire de Steve Jobs, entre les QR codes artistiques et l’établi où reposait la bonne vieille chaîne stéréo pour écouter les vinyles.

J’ai repéré la machine à café (j’ai la même, une Senseo rouge), mais il serait bon d’avoir en plus un coin salon confortable, genre avec un canapé et deux ou trois fauteuils, et surtout un grand tableau blanc pour noter les idées qui fusent lors d’une séance de travail créatif.

L’idéal bien sûr serait un tableau blanc connecté aux iMacs, par une application de MindMap. Ainsi il suffirait de reprendre ce qui a été écrit, comme je le fais pour créer tous mes textes désormais, en récupérant le texte dans Scrivener.

Je ne sais pas si un tableau blanc connecté à un iMac existe, mais ce serait une bonne invention pour les graphistes et les enseignants.

Voilà bien l’avantage d’être en contact avec des créatifs, c’est qu’ils nous donnent des idées et nous rendent enthousiastes. C’est ça la bonne vie !

Et ces deux designers, avec leurs visiteurs, leurs stagiaires, leurs partenaires, vont faire fuser les idées et les réaliser avec tous leurs talents pour leurs clients.

— Notre métier est vivant, dit Jacques, c’est pour ça que nous le faisons avec passion.

Je leur souhaite de garder leur enthousiasme et de marcher dans la beauté. Car tout ce qu’ils touchent est beau. Et le monde a besoin de beauté pour survivre.

Merci Jacques, merci Frédéric ! Bonne rentrée à vous !

Quelques réalisations
QR code design
Biocenys
Grotte du Mas d’Azil
Château de Foix
Aestream

Adresses
Adresse web de l’agence
Facebook
Twitter
Instagram

Adresse de l’agence : 23 rue Laganne, rez de chaussée, entre le bout des Allées Charles de Fitte et le Cours Dillon, au milieu de la Prairie des Filtres.
31300 TOULOUSE
FRANCE
Tel : +33 9 52 67 20 22

Album Flickr pro sur la visite de l’agence le 17 avril 2015 et de celle du 9 septembre 2015
Crédits photo : Noé Delmas et Gaelle Kermen

Article finalisé à Toulouse le 8 septembre 2015

***

Post Scriptum après la visite du 9 septembre 2015

Après la publication de cet article de blog, j’ai revu les designers dans l’agence, occasion de faire connaissance avec un nouveau stagiaire, Léo, de retour de Saint-Petersbourg (toujours pour moi une façon de voyager que de l’écouter me raconter sa vie là-bas), et les nouveaux venus dans l’équipe, qui a ajouté des bureaux, et aussi de reprendre des photos de Jacques Pecate, dont les portraits pris à Pâques n’étaient pas à la hauteur qu’il méritait. Bon, je dois être meilleure écriveuse que photographeuse, j’ai capté une certaine lumière et c’est ce qui m’importe.

Je fais amende honorable : les designers ne m’avaient pas attendue pour mettre un canapé dans l’agence, il était bien là, mais j’écoutais Jacques et je ne l’ai pas vu. Je l’ai donc pris en photo ainsi que l’établi et le vélo de Frédéric, un vrai vélo design, avec un beau garde-boue en métal…

Le canapé, le vélo, l'établi, dans l'agence aestetype © gaelle kermen 2015
Le canapé, le vélo, l’établi, dans l’agence aestetype © gaelle kermen 2015
L'établi et la chaine stereo pour vinyles. agence aestetype © gaelle kermen 2015
L’établi et la chaine stereo pour vinyles. agence aestetype © gaelle kermen 2015
Jacques Pecate et Frederic Daubagna au travail, agence aestetype © gaelle kermen 2015
Jacques Pecate et Frederic Daubagna au travail, agence aestetype © gaelle kermen 2015

Et pour finir la visite de l’agence, je vous laisse sur des images que nous regardions en direct sur eternal-sunset, avec un ciel étrange relayé par de nombreux internautes.

Aestream, live, agence aestetype © gaelle kermen 2015
Aestream, live, agence aestetype © gaelle kermen 2015

© Gaelle Kermen 2015

Post-Scriptum du 21 mai 2016 : Tweetwall de la Nuit du Musée 2016

L’agence aestetype a conçu le mur de tweets de la Nuit du Musée européenne 2016.
#NDM16 @NuitdesMusees @aestreamlive

Un Chantier de Terre et Paille dans le Gers

Un Chantier de Terre et Paille dans le Gers  : des cloisons en murs banchés

entrée du gite soleil levant

Lieu

Gîte le Grangé sur le chemin de Compostelle, Gers, Sud-Ouest de la France, tenu par le couple Andreas et Lilie Flemming depuis 2009.

Rendez-vous

Dernier week-end du mois d’août 2015, les samedi et dimanche 29 et 30.

Chefs de chantier

Andreas Fleming et Aurélie (Dame Lilie). Andreas nous forme et surveille notre travail de banchage. Lilie nous reçoit en sa maison et nous assiste sur le chantier.

Besoins

Il s’agit de finir les cloisons intérieures d’une petite maison traditionnelle gersoise en torchis.

Il faut monter les murs banchés, entre deux planches de coffrage, dans la cloison de séparation entre une chambre et la salle de séjour.

cloison banchée la veille
Exemple de mur banché, cloison montée la veille en briques de terre et paille entre les montants de bois des cloisons. Grangé. © gaelle kermen 2015

Matériaux

  • Argile extraite sur place au tractopelle, dans le jardin, car il faut creuser au-dessous de la surface de 35 cm, qui peut contenir des graines, des racines, des débris.
  • Paille en bottes achetées à un cultivateur voisin.
  • Eau.
  • Planches de coffrage pour les banches.
Terre et barbotine
Matériaux utilisés pour les murs banchés : terre et eau, tas d’argile locale et barbotine. Grangé. © gaelle kermen 2015

Outils

  • Poubelle pour mélanger la terre et l’eau de la barbotine.
  • Brouette ou grande baignoire pour malaxer la paille et la terre.
  • Palettes de stockage.
  • Bâches pour éviter le dessèchement de la paille préparée avec la barbotine.
  • 2 Seaux par personne, un pour la barbotine, l’autre pour la paille préparée, qui sera replongée dans la barbotine pour bien s’agglomérer dans les murs banchés.
  • Un mélangeur électrique pour faire la barbotine.
  • Une scie circulaire sur support fixe pour couper les planches de coffrage, les tasseaux intérieurs, qui assurent l’armature des cloisons entre les montants en bois et les masses en bois permettant de tasser le matériau dans les banches.
  • Une visseuse-dévisseuse pour fixer les planches et les démonter au fur et à mesure que les murs s’élèvent.
  • Des vis.
gants
Bottes de paille et gants en principe étanches. Grangé © gaelle kermen 2015

Tenue de travail

  1. Des gants solides pour éviter de se blesser avec des brins de paille, qui peuvent provoquer des micro-coupures.
  2. Des vêtements non fragiles.
  3. Bandeau pour tenir les cheveux.

Ma fille et moi avons opté pour un short et un débardeur. J’étais pied nu le matin, en ballerine l’après-midi. Les filles de la veille, Marjorie et Ana, avaient des pantalons joliment décorés le soir, elles auraient voulu les faire qu’elles n’auraient pas si bien réussi leurs dessins.

Marjorie après le chantier arbore un ensemble
Marjorie après le chantier arbore un ensemble « New Earth Style ». Grangé. © gaelle kermen 2015

Il est plus facile d’enlever la boue sur la peau que sur du tissu, surtout quand il fait chaud, avec un seau ou au jet d’eau, avant de passer à la douche. La terre est bonne pour la peau, elle n’agresse pas comme le ciment ou la chaux.

Pour les vêtements terreux, il faut bien les laisser sécher avant de les frotter au scotch brite sec ou de les brosser, avant de les laver (conseil perso). Sinon la boue s’étale et s’incruste au lieu de s’enlever.

Bandeau, débardeur, short, gants. Ici pour les finitions entre les briques montées précédemment. Grangé © gaelle kermen 2015
Ma tenue de travail : bandeau, débardeur, short, gants. Ici pour les finitions entre les briques montées précédemment. Grangé. photo Coralie le Doze © gaelle kermen 2015

Équipe

Stéphane (de Toulouse) a commencé le samedi matin, à 11 heures, avec Marjorie (de Toulouse) et Ana, les deux filles sont reparties le samedi soir. Stéphane a fait les deux jours.

Isis et Ulla (de Hambourg) ont géré l’intendance de la maison pendant que Lilie était sur le chantier.

La nièce de Andreas, débarquée la veille de Hambourg, s’est occupée des enfants du couple toute la journée du samedi et de mon petit-fils Imran en plus le dimanche.

Ma fille Coralie et moi sommes arrivées le samedi soir et avons attaqué le chantier le dimanche matin. J’ai travaillé deux séquences de deux heures.

Le midi du dimanche, Nathalie et Nicolas sont arrivés de Toulouse. Nathalie a continué mon mur. Stephane en a fini un autre.

Travaux préalables

Une ossature Bois a été construite préalablement, pour structurer les cloisons des pièces de la petite maison : une pièce à vivre avec cuisine, deux chambres, une salle d’eau.

plomberie installée dans salle d'eau

électricité installée

Les circuits électriques ont été posés. Les fils seront intégrés dans les murs banchés. Les tuyaux d’arrivée d’eau  sont organisés.

Préparations

  1. Barbotine Dans une grande poubelle, on mélange de la terre avec de l’eau jusqu’à consistance d’une pâte à crêpes très liquide. Un malaxeur à été utilisé par Andreas.
  2. Paille La paille à été préparée la veille, mélangée à la barbotine, poignée par poignée dans la brouette.

La préparation est stockée sur une palette, bâchée pour éviter le dessèchement. Il fait très chaud en cette fin de mois d’août 2015 dans le Gers.

Voir photos du chantier le dimanche matin avant le début du travail.

deux premières briques décofrées

Lilie refait quelques seaux pour finir le chantier du soir.

Lilie malaxe paille barbotine

Technique

Murs banchés : Un béton de paille et terre est monté entre deux planches de coffrage, bien pressé dans les angles autour des pièces de bois qui font l’armature de la cloison et l’encadrement de la porte, avec l’insertion des circuits électriques.

un mur banché fini la veille
Un mur banché terminé la veille. Béton de paille et terre tassé entre les montants de l’ossature bois de la cloison. Grangé © gaelle kermen 2015

Mise en œuvre de la terre et de la paille

Stephane demarre une brique basse par un coffrage fixé au serre joint pour un bon vissage de départ des deux planches de coffrage (banche) dans lequel il va insérer et tassé le mélange de terre et paille. © gaelle kermen 2015
Stéphane démarre une brique basse par un coffrage fixé au serre joint pour un bon vissage de départ des deux planches de coffrage (banche) dans lequel il va insérer et tasser le mélange de terre et paille. © gaelle kermen 2015

Notre travail consiste à remplir les espaces entre les deux planches et à bien les tasser au tasseau de bois contre les montants en bois. Andreas nous fait une démonstration et c’est parti !

Andreas montre le travail de banchage en terre et paille
Démo préalable par le sieur Andreas du Giscaro, maître du chantier terre et paille du Grangé. © gaelle kermen 2015

Voir l’album de la Technique de Paille et Terre montrée par Andreas

Finitions   L’après-midi du dimanche j’ai fait une session de finitions de deux cloisons réalisées au cours du mois de juillet.   Les briques de paille montées à la terre, se rétractent en séchant. Il peut rester entre elles des interstices préjudiciables à la bonne isolation, en particulier phonique, entre les pièces.   Mon travail consistait à remettre de la paille trempée dans la barbotine pour combler les vides, en poussant l’agglomérat au plus profond avec une spatule de vitrier et à lisser l’ensemble.   finitions mur benché

Enduit de lissage

Une couche d’enduit final sera fait à la terre pour lisser l’ensemble, les brins de paille émergeant servant de couche d’accroche.

Mes Rendements

Le matin J’ai fait une brique et demi en deux heures, en huit seaux de paille préparée et deux seaux de barbotine. J’ai trouvé ça long.

Le matériau est agréable à travailler, de plus il n’est pas toxique, ni irritant comme la chaux, mais il nécessite de la main-d’œuvre et de la patience, beaucoup de patience.

L’après-midi Pour éviter de me fatiguer et de créer des tensions dans le dos, j’ai préféré changer d’activité. J’ai fait les finitions de deux murs, jusqu’à ma hauteur. Là je voyais tout de suite le résultat de mon travail de bouchage des vides, et c’était plus gratifiant.

Mon sentiment

Un ami artisan électricien m’avait dit en voyant mes chantiers de chaux et chanvre à Kerantorec que c’était un chantier sale, un qui nécessite beaucoup plus de nettoyages de finitions de chantier qu’un chantier d’électricité ou de plomberie ou de menuiserie. Il avait raison. Le chantier de paille et terre est un chantier de patouille, genre de ce qu’on pourrait faire en maternelle, si on avait le droit de se salir et de construire des choses pour de vrai.

Avantages

La paille et la terre offrent un très beau matériau fini, on a un sentiment de naturel, de beauté, de confort. L’hygrométrie doit être parfaitement régulée, les performances thermique et phonique doivent équivaloir ceux que je connais avec la chaux et le chanvre.

C’est une technique peu coûteuse, si on a les matériaux près de chez soi. De plus tout est recyclable (sauf les vis des coffrages, mais elles serviront pour d’autres chantiers).

Mais je suis pas sûre que je le ferais chez moi, c’est trop long de voir les murs se monter, brique par brique, quasiment.

Le matériau doit être très sain dans une région où le climat est clément, ensoleillé, chaud. Dans ma Bretagne en bord de mer, je serai moins sûre de ce choix. Ou alors j’ajouterais du sable de rivière à la barbotine.

Chez moi, par contre, je me vois bien appliquer la technique de ces murs banchés pour construire des cloisons, en utilisant mes matériaux habituels de chanvre, chaux et sable, ce que je sais pouvoir mettre en œuvre moi-même dans ma bétonnière, sans tout faire à la main comme nous l’avons fait ce week-end.

Ambiance

C’est un travail à faire entre amis, entre amis solides, de bonne volonté.

Chez Andreas et Lilie, l’ambiance était excellente. Nous étions tous heureux d’être là, sans prise de tête, juste des prises en main, avec des discussions sympathiques au cours des repas, en vrais échanges locaux et européens. Le cadre est merveilleux, sur le chemin de Compostelle, dans une belle terre de Gascogne, retrouvée pour moi cinquante ans après le choc de l’été 65 (voir mon ebook Le Vent d’Avezan, dont je prépare une deuxième édition augmentée de nouveaux documents, eux aussi récemment retrouvés dans mes archives).

J’ai aimé remettre la main à la pâte avec des matériaux fondamentaux, la terre, l’eau, et leur produit, le blé, dont il reste la paille après récolte.

Une belle histoire.

Documentation

http://terrepaille.fr/avantages

petite maison en torchis au lever du soleil

Gaelle Kermen © 2015

Sur le Festival Novela 2010 Toulouse Numerique

SUR LE FESTIVAL NOVELA 2010

Après les cinq jours de TOULOUSE NUMERIQUE, du 2 octobre au 6 octobre 2010, dans le cadre de la NOVELA 2010, festival des savoirs partagés, voici un petit bilan que j’ai moins aimé et ce que j’ai adoré :

Je n’ai pas trop aimé :
Entrée du Centre Pierre Baudis, Toulouse, Novela 2010

Le lieu ne me parait pas spécialement populaire. Le Centre Pierre Baudis, très beau, si on le regarde en termes d’esthétique contemporaine, est plus assimilé à un Centre d’affaires où on n’entre pas comme ça. Les grands halls m’ont paru disproportionnés, avec trop de place perdue pour la bonne ménagère soucieuse de préservée l’énergie que je suis. Il me semble qu’un lieu plus convivial conviendrait mieux pour les prochaines éditions.

Pascal Lardellier, sociologue Université de Bourgogne-Dijon en conférence pour la Novela 2010© gaelle kermen 2010

La disposition des débats et tables rondes mettait trop de distance entre les intervenants et les assistants, comme s’ils nous dispensaient la bonne parole de haut en bas avec condescendance. Il faudrait que les chaises soient plus proches et tournent en ellipse (à la rigueur en hémicycle) pour que chacun puisse partager ses savoirs au même niveau.

Ceci mis à part, la scénographie était très agréable et chaleureuse, dans les ateliers, en particulier dans le salon du Livre numérique, qui attirait beaucoup de monde. Merci à Emmanuelle Sapet la scénographe.

#Novela 2010 LIvre numérique essai de l'iPad© gaelle kermen 2010

Les interventions des spécialistes, m’ont paru trop longues, monologuées, ennuyeuses, endormantes. Je préfèrerais le lancement d’un sujet avec deux ou trois spécialistes (je dis bien spécialistes, pas des gens installés qui parlent de ce qu’ils ne connaissent ni ne pratiquent, notamment le web, comme je l’ai vu à cette Novela).

Heureusement, les échanges entre les intervenants blogueurs et quelques passionnés comme moi ont été d’une grande richesse.

Je regrette de n’avoir pas pu discuter avec Jean-Luc Raymond parce que je ne connaissais que son pseudo Twitter jeanlucr. Il est donc souhaitable désormais d’afficher les noms et pseudo du web.

Je regrette de n’avoir pas pu voir les jeunes gens dynamiques de eBouquin que je suis sur Twitter et dont j’ai beaucoup entendu parler dans le petit salon du Livre Numérique.

eBouquins et les iPad

Tout le reste, j’ai adoré !

J’ai particulièrement apprécié la démarche du blogueur Julien Bonnel, les compétences du créateur d’OverBlog, Nicolas Poirier, la créativité des graphistes de la QRious Code Expérience, l’espoir en la nouvelle génération que sont Willy Braun (Toulouse Busines Scool), Benoit Salles (Les Echos du Net) et les jeunes de l’ETPA avec le jeu Versus.

QRcode Frédéric Daubagna et Julien Bonnel

QRious code, oeuvre d'art de Frédéric Daubagna et Jacques Pecate

J’ai surtout eu des échanges formidables pendant cinq jours.

Rencontrer un public aussi enthousiaste que je puis l’être a été pour moi une découverte, moi qui ne sors que rarement de mes talus bretons.

J’ai apprécié l’ambiance du salon du Livre numérique, créée par Michel Fauchié. Au lieu de faire de grands discours, il a permis la manipulation et les échanges.

Mon Kindle3, récemment commandé sur le site d’Amazon US, a servi de démonstration aux bibliothécaires ou bénévoles, à qui j’ai fini par le laisser à disposition car c’était le plus pratique de tous les outils de lecture. Plus que les Bookens en test, plus que l’iPad, trop grand, trop lourd, trop brillant, à mon goût. Le Kindle3 est abouti, confortable, efficace, pratique, léger, à avoir toujours dans sa poche avec la bibliothèque d’Alexandrie retrouvée.

#Novela2010 Liseuses (lisels) sur une table du Livre numérique

Partager nos expériences et avis avec les jeunes blogueurs ou blogueuses, en allant très vite dans les compréhensions, sans palabre inutile, car nous parlons le même langage, a été pour moi un réconfort exceptionnel. J’ai eu le sentiment que la relève était assurée.

Et j’ai fait de grandes rencontres humaines, Julien Bonnel, Cédric Beuchet, Louella Borderies, Willy Braun, Aurore Beugniez, Benoit Salles, Frédéric Daubagna et Jacques Pecate, Nadege Barreaud, Franck Menigou, Maud Dahlem, Samuel Bausson, Charlotte Hénard, Carole Fabre, Nicolas Richer, Aladin El Hedri et les jeunes d Twitapero de BlogsurGaronne, et encore Aziza Morceli, Denis, Christophe, Romain Rolland, Jérôme…

C’était ma première sortie publique depuis des années et des années de claustration entre mes talus bretons. Il a fallu la Ville Rose (et ma fille coordinatrice) pour m’attirer là. J’en repars riche de nombreux sourires et regards bienveillants.

Car c’est aussi cela qui m’a séduite dans le Festival des Savoirs Partagés à la Novela 2010 : la gentillesse, la courtoisie, la bienveillance entre les gens dans les ateliers, les tables rondes. Ce n’est pas si courant. Alors oui, si je le peux, je reviendrai l’année prochaine.

Bravo à la Mairie de Toulouse et à ses représentants qui travaillent avec autant de coeur sur le thème de l’innovation.

Merci aussi à Mélanie Portet-Le Doze, pour son excellente coordination. Parcours sans faute. Bravo !
Jusqu'à la dernière minute : Romain Rolland et Mélanie Portet-Le Doze

Galerie photo Flickr : http://www.flickr.com/photos/gaelle_kermen/sets/72157625099726596/

© gaelle kermen octobre 2010

Test des blogs de voyage ou blogging

Test des supports de bloguage (blogging)

Recherchant toujours la rapidité et l’efficacité d’expression, les blogs de voyage ont été l’occasion de tester de nombreux supports qui m’étaient proposés dans mon navigateur Flock, le tableau de bord qui me permet de gérer tous mes réseaux sociaux, de Twitter à Facebook, en passant par GMail, Yahoo, Flickr pour mes photos ou YouTube pour mes vidéos.

J’en ai supprimé beaucoup, certains blogs avaient vraiment trop de pub et je suis allergique à la pub et à tout ce qui conditionne une consommation non sollicitée.

J’ai gardé TopDepart et WordPress.

J’avais trouvé le site de voyage TopDepart par une recherche sur internet. J’ai eu une grande angoisse il y a quelques temps, car je ne pouvais plus accéder à mon blog. Alors j’ai décidé de tout doubler en site miroir… Redondant peut-être, mais j’ai ainsi la garantie de retrouver mes petits !

TopDepart est bien conçu car les rubriques sont construites pour les voyages. Le journal du voyage peut être exporté dans l’ordre au format PDF, ce qui est plus facile pour la lecture chronologique. Je le garde donc pour ça. Il prévoit aussi une rubrique Budget, pratique pour le calcul des coûts de journée.
Il a un peu de pub, mais elle est discrète, sur le côté. Son principal défaut est dans la gestion des photos, mais c’est peut-être parce que je travaille sur Mac.

Je mets donc désormais toutes mes photos sur Flickr pro, où ma galerie sera complétée régulièrement. Il m’est très facile ainsi d’illustrer mes billets.

Le navigateur Flock me permet de faire des billets rapides sur tous mes blogs, ça c’est vraiment pratique.

Voilà, un petit état de la question technologique et pratique…

Rappel des liens

Flickr pro
TopDepart
WordPress

© gaelle kermen 2010

Budget du voyage en Hollande

Le 14 mai 2009

Sur le conseil de mon conseiller de banque (CMB) j’ai d’abord pris la carte Gold (+ 5€ par mois). J’ai tout comparé avant de me décider et j’ai pensé que la dépense en valait la peine.
J’ai fait les réservations assez tôt pour obtenir des prix intéressants.
Le billet d’avion d’Ana, de Carcassonne à Bruxelles :
Les tarifs de RyanAir changeaient de façon abyssale à un ou deux jours près. Les dates de notre voyage ont été déterminées par les tarifs intéressants entre deux grands week-ends (Ascension et Pentecôte). J’ai économisé l’assurance par la carte Gold (-30€), Ana va voyager léger, avec un seul bagage cabine, donc sans bagage enregistré (-30€).
Les hôtels offraient aussi des tarifs intéressants à ce moment. J’ai pu avoir un **** à Bruxelles pour 90€ à 3 (soit une économie de 72%)
Il nous faut prévoir en plus de ce budget de départ les autres visites de Musée, le transport par auto particulière, la nourriture.
Mais l’essentiel est réservé.

Le 23 mai 2009
En fait Ana a trouvé vraiment trop petit le bagage cabine autorisé par RyanAir, elle a donc pris en ligne un bagage enregistré pour 20 euros de plus.

Modifier votre texte d’introduction

Ajouter une nouvelle dépense
Pays Prévision Grosse dépense Dépense réelle

Pays Bas (Les)
12 jours 1690 Billet avion Ana = 52 €, Logement hôtels 22 nuitées = 654 €, Visites Musée = 331 €, Transport (diesel 173€ + péages 61 € + parkings 115 € = 349 €, Repas = 156 € Suppléments : +20€ + 40 € RyanAir +30 € frais bancaires sur carte 1632

Total :
1632€ / 12

Soit :
136 €/ jour

Apres le voyage dans le Sud

Kerantorec, lundi 12 janvier 2009, trois jours après le retour du voyage.

Grâce à mon MacBook, j’espérais devenir un écrivain voyageur. Je me voyais déjà prendre des notes au fil des heures, au gré des rencontres et des aventures. Mais je ne suis pas un écrivain voyageur. Un écrivain voyageur doit voyager seul sans doute car je n’ai pas trouvé la solitude qui m’est nécessaire pour écrire. J’ai trouvé la chaleur humaine. Difficile d’avoir tout en même temps !

Pour moi qui n’avais quitté mes talus bretons que quelques jours à Paris en octobre 1997, puis en décembre 2005 à Marseille et Paris, partir près de quatre semaines est un événement en soi remarquable.

Je suis rentrée vendredi après-midi et je ne suis pas sûre de pouvoir encore écrire toutes les aventures de notre voyage de fin d’année 2008 et de début d’année 2009. Je suis tombée le dernier soir à Vannes sur le trottoir, enfin sec, et je me suis douloureusement reçue sur mon bras gauche. J’ai encore mal partout mais rien n’est cassé.

L’avantage du MacBook a été de pouvoir gérer les photos à peu près tous les jours et c’est un grand progrès par rapport aux anciens voyages, pas si lointains, qui nécessitaient d’attendre d’abord de retrouver son ordinateur et plus longtemps encore lorsque les appareils numériques n’existaient pas et que le développement des photos par un laboratoire nécessitaient quelques jours d’attente.

J’ai donc pu légender les photos, les redresser, éliminer les ratées au fur et à mesure.

J’ai essayé de synthétiser la journée sur Facebook le soir à l’hôtel pour tenir mes ami(e)s au courant de mes péripéties mais une phrase ne résumait guère nos aventures et j’étais trop fatiguée ou n’étais pas assez seule pour prendre plus de notes sur mon journal MiLife. Je gardais juste le contact.

Je suis restée plusieurs jours sans vraiment pouvoir me connecter à Villemagne, sans ADSL. A Marseille, nous avons été trop occupées à voir l’exposition Van Gogh-Monticelli, le MAC et à préparer le soir du 31 décembre pour pouvoir demander à nos hôtes l’autorisation de nous connecter à leur Livebox. Dès mon arrivée à Arles, le Macbook dans sa sacoche à la main, Anthony Moore m’a posé la question magique : "Do you want to connect ? " "Yes, please !" ai-je répondu ! "I understand !" dit-il…

Je dois arrêter là pour l’instant, j’ai tous les muscles qui se bloquent dans le dos, les côtes, je suis mal !

Relation du voyage commun

Le voyage a été multiple puisqu’il a été fractionné en plusieurs endroits : d’abord Toulouse, du lundi 15 décembre au mardi 23 au matin, puis Villemagne pour fêter Noël en famille jusqu’au 29 décembre au matin où Jose-Anne, Ana et moi, nous roulé jusqu’à Marseille, chez des amis qui ne tiennent pas à ce que je cite leurs noms. Le 1 janvier nous avons rejoint nos amis Moore à Arles.
Le 2 janvier nous sommes rentrées vers Castelnaudary, nous reposer un peu.
Le retour s’est fait à deux, Jose-Anne et moi, de Toulouse à Pont-Aven, en passant par Moissac, Fontevrault, Angers, Vannes et la maison le 9 janvier.

Le voyage à Marseille était l’exposition Van Gogh-Monticelli.

Nous avons retrouvé 30 décembre 2008 mes amis Martine et Anthony Moore que je n’avais pas revus depuis août 1982. La soeur de Martine était là aussi, j’avais été son institutrice de quelques jours à saint-Prix (Val d’Oise) en 1965. Maintenant elle est professeur de philosophie à Montpellier.
Nous avons visité ensemble l’exposition Van Gogh-Monticelli, qui est à l’origine de notre idée de voyage.
Nous avons déjeuné (mal) au restaurant du Musée de la Vieille Charité mais c’était l’occasion de faire ou refaire connaissance.

Jose-Anne, Ana et moi, avons passé le réveillon du Nouvel le soir du 31 décembre au Panier selon la tradition marseillaise entretenue par Raymond le Patriarche. J’ai fait un beau portrait de lui, intitulé « Raymond empereur du Panier ». Car il a une tête d’empereur romain ou arlésien. Nous avons pu fêter la fin d’année à la provençale avec de vrais amis provençaux dans l’ambiance exceptionnelle d’une vraie crêche provençale.

Le lendemain, le matin du 1er janvier 2009, nous avons rejoint Arles où là encore, nous avons été reçues fastueusement.
Martine et Anthony nous offraient la chambre à l’hôtel de l’Amphithéâtre, en face de la maison de Christian Lacroix. Une chambre avait été retenue pour Jose-Anne et ses petites chiennes qui faisaient partie du voyage.

Le 2 janvier nous avons repris le chemin du retour car Ana devait rentrer à Toulouse pour des partiels d’histoire de l’art dès le lundi matin. Nous avons traversé la Camargue puis la plaine de Carcassonne, avons laissé Ana à la gare de Castelnaudary en fin de journée et sommes restées Jose-Anne et moi deux jours nous reposer à Villemagne.

Le dimanche matin 4 janvier, nous sommes reparties vers Toulouse déposer des affaires à Ana, avons mangé un morceau ensemble et avons quitté Toulouse vers 14 heures 30 pour Moissac où nous avons pris notre premier hôtel au Chapon fin sur la grande place, non loin de la Cathédrale Saint-Pierre et de l’abbaye de Moissac.

Le lendemain, lundi 5 janvier, nous faisions la visite de ce bel ensemble qui avait fait l’objet du choix de Jose-Anne. Le mien était l’abbaye de Fontevraud pour m’incliner sur le tombeau d’Aliénor d’Aquitaine. Ces deux choix ont guidé notre itinéraire car ce n’est pas courant de faire ce genre de visites en plein hiver surtout quand la neige s’apprête à être au rendez-vous ainsi que l’on nous en avait averti en quittant Moissac. Fontevraud étant à 30 kilomètres de Pouzay, c’était l’occasion pour José-Anne de revoir une vieille amie, ravie de nous recevoir à déjeuner et peut-être loger dans un gîte à Sainte-Maure de Touraine. Mais lorsque nous l’avons appelée de Lussac les châteaux, la neige était chez elle et elle nous conseillait de rester à Chatellerault. Après un bouchon qui aurait pu mal tourner à 15 kilomètres de Chatellerault nous avons pu loger au Campanile sur la ZA près de l’autoroute et nous avons pris des chambres séparées pour bien nous reposer. Cet épisode a été le sommet de nos aventures. J’ai pu prendre des notes ce soir-là à l’hôtel dans mon journal habituel.

Le mardi 6 en fin de matinée, nous avons rejoint Pouzay dans la neige et avons passé un bon moment entre amies passionnées par la culture, la peinture, le jardin, les plantes, la musique, le bon vin, la vie.

L’après-midi nous avons continué vers Fontevraud où nous n’avons pas trouvé de gîtes, les chiennes n’étant pas acceptées. Nous avons donc logé à l’Hôtel-Château Collection, La Marine de Loire, un monument de prétention décorative sur lequel je reviendrai malgré l’accueil très sympathique et chaleureux de la propriétaire qui faisait ce qu’elle pouvait dans des conditions météorologiques qui empêchaient son employée de venir travailler.

Nous avons visité l’abbaye royale de Fontevraud le mercredi matin 7 janvier à 11 heures dans la neige, un émerveillement de blancheur !

Puis nous avons repris la route vers Angers où nous avons pris un hôtel All Seasons. Nous avons fait un tour de ville à la nuit, avec plein de gens car c’était le premier jour des soldes. Passer d’Aliénor d’Aquitaine aux marques en vogue est un choc culturel !

Nous avons dîné à L’ambassade, d’un repas traditionnel que j’offrais à Jose-Anne avec une demi-bouteille de Nicolas de Bourgueil recommandé par Jean-Yves à Noël comme le vin de Louis XIV, longtemps réquisitionné par lui à son usage personnel.

Le lendemain 8 janvier nous avons suivi la visite guidée de l’Apocalypse de Saint-Jean, puis nous avons visité le château, la salle des maquettes, les 7 tapisseries du Logis Royal, les remparts, la vigne, le jardin des simples.
L’après-midi je suis allée visiter la cathédrale avant de revenir acheter un Quart de Chaume mythique en souvenir de mon père et un Nicolas de Bourgueil en cadeaux de dernier moment.

Enfin nous avons quitté Angers pour reprendre le chemin du retour.
Mais j’étais fatiguée, c’était le jour anniversaire de la mort de Samson et j’étais perturbée, je perdais mes gants, mon chapeau, je n’étais pas tout à fait moi-même. J’aurais aimé rentrer directement par l’autoroute et trouver un hôtel à Nantes pour visiter le lendemain matin le musée des Beaux-Arts comme j’aurais aimé pouvoir visiter celui d’Angers.

Mais j’étais tributaire de la gentillesse et de la générosité de José-Anne qui a eu envie de rentrer par la vieille route qu’elle empruntait si souvent lorsqu’elle venait de Paris à Quimperlé.
Nous avons fait un détour vers Couffé, le village natal de François-Athanase, chevalier Charette de la Contrie, frère de l’ancêtre d’Edwina qui fut anobli par Charles X. Une belle statue dans une belle lumière du soir.

Le temps était froid et il n’était pas possible de rentrer chez nous par une température aussi basse. Jose-Anne a décidé de pousser jusqu’à Vannes car elle n’avait pas envie d’entrer dans Nantes au moment où la circulation était aussi dense avant 18 heures, ce que je comprenais. Mais la route jusqu’à Vannes était plus longue qu’elle ne le pensait. Et nous étions bien fatiguées.

Nous avons pris un hôtel style année 50, la Chaumière. Nous avons fait un long détour pour aller au restaurant pourtant proche et je n’en pouvais plus. Et j’ai trébuché sur un trottoir en tombant lourdement ! le genre de choc que je n’avais jamais connu de ma vie, j’ai cru que là je m’étais cassé quelque chose, mais non j’ai pu me relever, aller au restaurant proche, prendre la dosette d’arnica montana que j’avais dans ma pochette, manger un peu et rentrer à l’hôtel. Ça a été dur mais j’ai pu le faire. La petite chienne Uline est venue se coucher contre moi pendant la nuit comme si elle voulait enlever le mal.

La nuit a été un peu dure mais j’ai dormi. Le lendemain j’ai pu marcher un peu dans la vieille ville de Vannes et visiter la cathédrale mais j’en avais assez. A midi j’ai dit que je voulais rentrer et nous sommes arrivées à 13h30 à Kerantorec.

Depuis mon bras s’est remis doucement, de noir il est devenu bleu et jaune puis bleu violet tendre, et c’est pourquoi je peux enfin écrire ces notes de relation du Voyage dans le Sud.

2 janvier 2009 Arles hôtel de l'Amphithéâtre

Arles, hôtel de l’Amphithéatre en attendant mon petit déjeûner.

Voilà, la fin de l’année s’est passé à Marseille et la nouvelle à Arles.

Pas pu écrire sur ce MacBook, trop de gens autour de moi, trop de mouvements, trop de déplacements, trop de choses à voir, à penser, à organiser.

Tout s’est bien passé. Mes amies Macha et Martine se sont mises en quatre pour me recevoir avec Ana et avec mon amie Jose-Anne.

© gaelle kermen

La soirée d'arrivée à Toulouse

Après le voyage, j’ai trouvé Coralie à la gare et nous avons passé une soirée en famille, d’abord apéritif au café Breugheul l’ancien, à boire du blanc du pays (deux verres c’est décidément trop pour moi), puis le repas de Tapas au restaurant espagnol voisin de la boutique de Coralie, soirée bien arrosée, très joyeuse, le genre que je ne pourrais pas faire tous les jours. Mais traverser des petites rues magnifiques de monuments anciens et enfin le pont Saint-Pierre tout illuminé pour aller du quartier Arnaud Bernard chez Ana était une merveille.

Ana est vraiment bien située dans un quartier à la fois ancien et moderne. Elle habite un immeuble moderne, style années soixante, aux étages pas très hauts donc les quatre étages ne sont pas trop durs à monter. C’est tout près du Musée d’Art Contemporain des Abattoirs, tout près du jardin Raymond VI, comte de Toulouse et saint Gilles, résistant cathare à l’occupation française, tout près de la Garonne. J’ai pu hier aller au marché de Saint Cyprien en 10 minutes, rapporter des légumes frais en faisant un tour au marché, le genre de choses que je ne fais jamais chez moi ! Il est vrai que je n’ai qu’à aller au potager !

Je vais aller humer l’air de cette ville que j’adore et qui m’aime je crois…

© gaelle kermen 2009