Test des blogs de voyage ou blogging

Test des supports de bloguage (blogging)

Recherchant toujours la rapidité et l’efficacité d’expression, les blogs de voyage ont été l’occasion de tester de nombreux supports qui m’étaient proposés dans mon navigateur Flock, le tableau de bord qui me permet de gérer tous mes réseaux sociaux, de Twitter à Facebook, en passant par GMail, Yahoo, Flickr pour mes photos ou YouTube pour mes vidéos.

J’en ai supprimé beaucoup, certains blogs avaient vraiment trop de pub et je suis allergique à la pub et à tout ce qui conditionne une consommation non sollicitée.

J’ai gardé TopDepart et WordPress.

J’avais trouvé le site de voyage TopDepart par une recherche sur internet. J’ai eu une grande angoisse il y a quelques temps, car je ne pouvais plus accéder à mon blog. Alors j’ai décidé de tout doubler en site miroir… Redondant peut-être, mais j’ai ainsi la garantie de retrouver mes petits !

TopDepart est bien conçu car les rubriques sont construites pour les voyages. Le journal du voyage peut être exporté dans l’ordre au format PDF, ce qui est plus facile pour la lecture chronologique. Je le garde donc pour ça. Il prévoit aussi une rubrique Budget, pratique pour le calcul des coûts de journée.
Il a un peu de pub, mais elle est discrète, sur le côté. Son principal défaut est dans la gestion des photos, mais c’est peut-être parce que je travaille sur Mac.

Je mets donc désormais toutes mes photos sur Flickr pro, où ma galerie sera complétée régulièrement. Il m’est très facile ainsi d’illustrer mes billets.

Le navigateur Flock me permet de faire des billets rapides sur tous mes blogs, ça c’est vraiment pratique.

Voilà, un petit état de la question technologique et pratique…

Rappel des liens

Flickr pro
TopDepart
WordPress

© gaelle kermen 2010

Apres le voyage dans le Sud

Kerantorec, lundi 12 janvier 2009, trois jours après le retour du voyage.

Grâce à mon MacBook, j’espérais devenir un écrivain voyageur. Je me voyais déjà prendre des notes au fil des heures, au gré des rencontres et des aventures. Mais je ne suis pas un écrivain voyageur. Un écrivain voyageur doit voyager seul sans doute car je n’ai pas trouvé la solitude qui m’est nécessaire pour écrire. J’ai trouvé la chaleur humaine. Difficile d’avoir tout en même temps !

Pour moi qui n’avais quitté mes talus bretons que quelques jours à Paris en octobre 1997, puis en décembre 2005 à Marseille et Paris, partir près de quatre semaines est un événement en soi remarquable.

Je suis rentrée vendredi après-midi et je ne suis pas sûre de pouvoir encore écrire toutes les aventures de notre voyage de fin d’année 2008 et de début d’année 2009. Je suis tombée le dernier soir à Vannes sur le trottoir, enfin sec, et je me suis douloureusement reçue sur mon bras gauche. J’ai encore mal partout mais rien n’est cassé.

L’avantage du MacBook a été de pouvoir gérer les photos à peu près tous les jours et c’est un grand progrès par rapport aux anciens voyages, pas si lointains, qui nécessitaient d’attendre d’abord de retrouver son ordinateur et plus longtemps encore lorsque les appareils numériques n’existaient pas et que le développement des photos par un laboratoire nécessitaient quelques jours d’attente.

J’ai donc pu légender les photos, les redresser, éliminer les ratées au fur et à mesure.

J’ai essayé de synthétiser la journée sur Facebook le soir à l’hôtel pour tenir mes ami(e)s au courant de mes péripéties mais une phrase ne résumait guère nos aventures et j’étais trop fatiguée ou n’étais pas assez seule pour prendre plus de notes sur mon journal MiLife. Je gardais juste le contact.

Je suis restée plusieurs jours sans vraiment pouvoir me connecter à Villemagne, sans ADSL. A Marseille, nous avons été trop occupées à voir l’exposition Van Gogh-Monticelli, le MAC et à préparer le soir du 31 décembre pour pouvoir demander à nos hôtes l’autorisation de nous connecter à leur Livebox. Dès mon arrivée à Arles, le Macbook dans sa sacoche à la main, Anthony Moore m’a posé la question magique : "Do you want to connect ? " "Yes, please !" ai-je répondu ! "I understand !" dit-il…

Je dois arrêter là pour l’instant, j’ai tous les muscles qui se bloquent dans le dos, les côtes, je suis mal !

Relation du voyage commun

Le voyage a été multiple puisqu’il a été fractionné en plusieurs endroits : d’abord Toulouse, du lundi 15 décembre au mardi 23 au matin, puis Villemagne pour fêter Noël en famille jusqu’au 29 décembre au matin où Jose-Anne, Ana et moi, nous roulé jusqu’à Marseille, chez des amis qui ne tiennent pas à ce que je cite leurs noms. Le 1 janvier nous avons rejoint nos amis Moore à Arles.
Le 2 janvier nous sommes rentrées vers Castelnaudary, nous reposer un peu.
Le retour s’est fait à deux, Jose-Anne et moi, de Toulouse à Pont-Aven, en passant par Moissac, Fontevrault, Angers, Vannes et la maison le 9 janvier.

Le voyage à Marseille était l’exposition Van Gogh-Monticelli.

Nous avons retrouvé 30 décembre 2008 mes amis Martine et Anthony Moore que je n’avais pas revus depuis août 1982. La soeur de Martine était là aussi, j’avais été son institutrice de quelques jours à saint-Prix (Val d’Oise) en 1965. Maintenant elle est professeur de philosophie à Montpellier.
Nous avons visité ensemble l’exposition Van Gogh-Monticelli, qui est à l’origine de notre idée de voyage.
Nous avons déjeuné (mal) au restaurant du Musée de la Vieille Charité mais c’était l’occasion de faire ou refaire connaissance.

Jose-Anne, Ana et moi, avons passé le réveillon du Nouvel le soir du 31 décembre au Panier selon la tradition marseillaise entretenue par Raymond le Patriarche. J’ai fait un beau portrait de lui, intitulé « Raymond empereur du Panier ». Car il a une tête d’empereur romain ou arlésien. Nous avons pu fêter la fin d’année à la provençale avec de vrais amis provençaux dans l’ambiance exceptionnelle d’une vraie crêche provençale.

Le lendemain, le matin du 1er janvier 2009, nous avons rejoint Arles où là encore, nous avons été reçues fastueusement.
Martine et Anthony nous offraient la chambre à l’hôtel de l’Amphithéâtre, en face de la maison de Christian Lacroix. Une chambre avait été retenue pour Jose-Anne et ses petites chiennes qui faisaient partie du voyage.

Le 2 janvier nous avons repris le chemin du retour car Ana devait rentrer à Toulouse pour des partiels d’histoire de l’art dès le lundi matin. Nous avons traversé la Camargue puis la plaine de Carcassonne, avons laissé Ana à la gare de Castelnaudary en fin de journée et sommes restées Jose-Anne et moi deux jours nous reposer à Villemagne.

Le dimanche matin 4 janvier, nous sommes reparties vers Toulouse déposer des affaires à Ana, avons mangé un morceau ensemble et avons quitté Toulouse vers 14 heures 30 pour Moissac où nous avons pris notre premier hôtel au Chapon fin sur la grande place, non loin de la Cathédrale Saint-Pierre et de l’abbaye de Moissac.

Le lendemain, lundi 5 janvier, nous faisions la visite de ce bel ensemble qui avait fait l’objet du choix de Jose-Anne. Le mien était l’abbaye de Fontevraud pour m’incliner sur le tombeau d’Aliénor d’Aquitaine. Ces deux choix ont guidé notre itinéraire car ce n’est pas courant de faire ce genre de visites en plein hiver surtout quand la neige s’apprête à être au rendez-vous ainsi que l’on nous en avait averti en quittant Moissac. Fontevraud étant à 30 kilomètres de Pouzay, c’était l’occasion pour José-Anne de revoir une vieille amie, ravie de nous recevoir à déjeuner et peut-être loger dans un gîte à Sainte-Maure de Touraine. Mais lorsque nous l’avons appelée de Lussac les châteaux, la neige était chez elle et elle nous conseillait de rester à Chatellerault. Après un bouchon qui aurait pu mal tourner à 15 kilomètres de Chatellerault nous avons pu loger au Campanile sur la ZA près de l’autoroute et nous avons pris des chambres séparées pour bien nous reposer. Cet épisode a été le sommet de nos aventures. J’ai pu prendre des notes ce soir-là à l’hôtel dans mon journal habituel.

Le mardi 6 en fin de matinée, nous avons rejoint Pouzay dans la neige et avons passé un bon moment entre amies passionnées par la culture, la peinture, le jardin, les plantes, la musique, le bon vin, la vie.

L’après-midi nous avons continué vers Fontevraud où nous n’avons pas trouvé de gîtes, les chiennes n’étant pas acceptées. Nous avons donc logé à l’Hôtel-Château Collection, La Marine de Loire, un monument de prétention décorative sur lequel je reviendrai malgré l’accueil très sympathique et chaleureux de la propriétaire qui faisait ce qu’elle pouvait dans des conditions météorologiques qui empêchaient son employée de venir travailler.

Nous avons visité l’abbaye royale de Fontevraud le mercredi matin 7 janvier à 11 heures dans la neige, un émerveillement de blancheur !

Puis nous avons repris la route vers Angers où nous avons pris un hôtel All Seasons. Nous avons fait un tour de ville à la nuit, avec plein de gens car c’était le premier jour des soldes. Passer d’Aliénor d’Aquitaine aux marques en vogue est un choc culturel !

Nous avons dîné à L’ambassade, d’un repas traditionnel que j’offrais à Jose-Anne avec une demi-bouteille de Nicolas de Bourgueil recommandé par Jean-Yves à Noël comme le vin de Louis XIV, longtemps réquisitionné par lui à son usage personnel.

Le lendemain 8 janvier nous avons suivi la visite guidée de l’Apocalypse de Saint-Jean, puis nous avons visité le château, la salle des maquettes, les 7 tapisseries du Logis Royal, les remparts, la vigne, le jardin des simples.
L’après-midi je suis allée visiter la cathédrale avant de revenir acheter un Quart de Chaume mythique en souvenir de mon père et un Nicolas de Bourgueil en cadeaux de dernier moment.

Enfin nous avons quitté Angers pour reprendre le chemin du retour.
Mais j’étais fatiguée, c’était le jour anniversaire de la mort de Samson et j’étais perturbée, je perdais mes gants, mon chapeau, je n’étais pas tout à fait moi-même. J’aurais aimé rentrer directement par l’autoroute et trouver un hôtel à Nantes pour visiter le lendemain matin le musée des Beaux-Arts comme j’aurais aimé pouvoir visiter celui d’Angers.

Mais j’étais tributaire de la gentillesse et de la générosité de José-Anne qui a eu envie de rentrer par la vieille route qu’elle empruntait si souvent lorsqu’elle venait de Paris à Quimperlé.
Nous avons fait un détour vers Couffé, le village natal de François-Athanase, chevalier Charette de la Contrie, frère de l’ancêtre d’Edwina qui fut anobli par Charles X. Une belle statue dans une belle lumière du soir.

Le temps était froid et il n’était pas possible de rentrer chez nous par une température aussi basse. Jose-Anne a décidé de pousser jusqu’à Vannes car elle n’avait pas envie d’entrer dans Nantes au moment où la circulation était aussi dense avant 18 heures, ce que je comprenais. Mais la route jusqu’à Vannes était plus longue qu’elle ne le pensait. Et nous étions bien fatiguées.

Nous avons pris un hôtel style année 50, la Chaumière. Nous avons fait un long détour pour aller au restaurant pourtant proche et je n’en pouvais plus. Et j’ai trébuché sur un trottoir en tombant lourdement ! le genre de choc que je n’avais jamais connu de ma vie, j’ai cru que là je m’étais cassé quelque chose, mais non j’ai pu me relever, aller au restaurant proche, prendre la dosette d’arnica montana que j’avais dans ma pochette, manger un peu et rentrer à l’hôtel. Ça a été dur mais j’ai pu le faire. La petite chienne Uline est venue se coucher contre moi pendant la nuit comme si elle voulait enlever le mal.

La nuit a été un peu dure mais j’ai dormi. Le lendemain j’ai pu marcher un peu dans la vieille ville de Vannes et visiter la cathédrale mais j’en avais assez. A midi j’ai dit que je voulais rentrer et nous sommes arrivées à 13h30 à Kerantorec.

Depuis mon bras s’est remis doucement, de noir il est devenu bleu et jaune puis bleu violet tendre, et c’est pourquoi je peux enfin écrire ces notes de relation du Voyage dans le Sud.