05 Amsterdam van Gogh Museum

Pays Bas (Les) – 29-05-2009
Le vendredi 29 mai AMSTERDAM Van Gogh Museum

Garer la voiture au parking P+R Olympisch Stadium pour la durée du séjour
Prendre les IAmsterdam Card
11h-16h Musée van Gogh toute la journée 2 expositions + fonds
11h Musée van Gogh Les Couleurs de la Nuit exposition (réservé)
collection permanente et nouvelles acquisitions : Portrait de Mimi de Meyer de Haan et femme du Pouldu de Gauguin
plus Expo Odilon Redon et Emile Bernard
soir libre

REALITE
La voiture reste au garage de l’hôtel.
Nous nous sommes encore perdues encore pour les IAmsterdam Pass dont le bureau était juste à côté du Risjskmuseum non loin du Van Gogh museum… Les indications du site n’étaient pas claires.
12h-18h visite de l’exposition Les Couleurs de la Nuit, pot au Museum café, visite de la collection permanente, de l’exposition Redon-Bernard.
déception : pas trouvé les nouvelels acquisitions et trop fatiguée pour demander…
Soir, retour difficile, perdues encore…
Rentrées tôt.

Journal de bord
La visite de l’expo Les Couleurs de la Nuit et de la collection permanente du Musée van Gogh

Pas assez de temps pour décrire maintenant tout ce qu’a suscité en la visite de l’exposition Les Couleurs de la Nuit et de la collection permanente du Musée van Gogh. Je viens de mettre des photos sur mon profil Facebook, je développerai plus tard.
Album Facebook

Juste un mot sur la ville, elle est extraordinaire et les gens semblent toujours disponibles et avoir du temps pour vous, une ville om je me sens à l’aise et où j’aimerais rester plus longtemps ou même vivre !

Complété le 30 juin 2009

Dès l’arrivée à l’hôtel Van Ostade, j’ai réalisé qu’il n’était pas humain de demander à Jose-Anne d’aller garer la voiture à l’extérieur de la ville et de revenir par les transports en commun pour économiser quelques euros.
Nous prenons donc le garage pour 5 nuits au lieu d’une. Cela fera 100 euros de plus et le paiement par carte implique 4 % de taxes bancaires. Pas le choix. Nous dépenserons moins en nourriture puisque nous avons un stock avec nous. Ça ne plaît pas à Ana mais tant pis. Je lui avais dit de prévoir une participation à hauteur de ses dépenses quotidiennes à Toulouse. Par principe.
Elle a râlé le matin qu’elle n’avait pas faim à l’heure du petit déjeuner, on lui a fait remarquer que nous avions prévu de bien manger le matin au petit déjeuner copieux hollandais, prévu dans le prix de la chambre, pour ne pas avoir à nous arrêter le midi, préférant nous nourrir de tableaux… Chaque âge a ses plaisirs et le fossé s’est creusé là…
Ana m’a accompagnée pour chercher les cartes du pass IAmsterdam card, dont les explications n’étaient pas claires et nous avons failli arriver en retard au Musée où Jose-Anne était allée directement. Mais nous y étions à 11h50, dix minutes avant la fin du créneau horaire réservé ! Ouf…

Nous avons passé la plus grande partie de la journée dans le musée, entre l’exposition Les Couleurs de la Nuit, motif du voyage, et la Collection permanente, fascinante, émouvante, enrichissante.

Dans l’exposition nous avons vu des oeuvres complémentaires de celles du Kröller-Müller et bien sûr d’autres qui complétaient aussi la visite de l’exposition de Marseille, notamment par des oeuvres de Monticelli.

J’ai été personnellement impressionnée par « la salle de danse » à Arles (octobre-novembre 1888) car j’y ai vu le pendant de « la Vision après le Sermon de Gauguin » peinte un mois plus tôt mi-septembre à Pont-Aven que Vincent connaissait pas la correspondance avec Gauguin. Les coiffes arlésiennes répondent aux coiffes bretonnes. Le thème est profane chez Vincent, religieux chez Gauguin… le décor humain, très humain chez Vincent, le décor tend vers le végétal chez Gauguin.

Ana et moi sommes restées longtemps devant les quatre portraits échangés par les amis entre Pont-Aven et Arles : les auto portraits de Emile Bernard, de Gauguin et de Charles Laval, celui-là particulièrement touchant et le portrait de Vincent peignant des tournesols par Gauguin, « c’est moi, avait écrit Vincent, moi devenu fou ! ».

La dernière salle de la collection permanente est celle d’Auvers-sur-Oise : nous étions allées de la période Nuenen du Kröller-Müller Museum à l’aboutissement des derniers tableaux de juin et juillet 1890. Avec les paroxismes d’Arles et de saint-Rémy, dont le summum est sans doute le tableau « La nuit étoilée » que nous venions de voir dans l’exposition, tableau prêté par le MOMA de New-York. La maîtrise absolue du trait déjà perçue à Otterlo. Le dernier dans cette maîtrise est le Champ de blés aux corbeaux, d’Auvers. Et puis sur un dernier pan de mur, quelques natures mortes, sans doute peintes en juin 90. Et là il n’y a plus de vie, l’énergie est partie, Vincent essaie quelques trucs qu’il a déjà essayés auparavant, influences japonaises notamment, mais ça ne marche plus. On a l’impression qu’il a régressé, qu’il en est à ses débuts de dessinateurs, qu’il a perdu la sève des amandiers et des pêchers en fleur de son arrivée à Arles en plein hiver, qu’il a perdu la force des pins de l’asile et des champs de blé de Saint-Rémy vus de la fenêtre à barreaux de sa cellule. Je pense alors à une de mes amies qui s’est suicidée parce qu’elle ne trouvait plus l’inspiration pour peindre, bien sûr d’autres paramètres de sa vie l’avait conduite à ce geste fatal mais je me souviens soudain de son appel au secours deux trois quatre mois avant son suicide. Et si c’était cette perte d’inspiration qui avait tué Vincent ? Enigme historique qui n’a pas encore d’explication, je m’étonne qu’on n’ait jamais retrouvé l’arme du suicide, ça me parait invraisemblable… Le champ des corbeaux sont le chant du cygne de Vincent. Comment retrouver cette « haute note jaune » derrière les nuages ? Retourner à la terre, seule échappatoire.

Nous pleurions presque en arrivant devant la grande photo en noir et blanc de la tombe d’Auvers-sur-Oise, où Joanna Bonger-van Gogh a réuni les deux frères, là même où j’avais eu un grand choc à 14 ans et demi en arrivant en région parisienne, quand ma soeur m’avait emmenée à Auvers lors de ma première sortie d’internat, après avoir été voir la maison de Saint-Leu la forêt que nos parents venaient d’acheter. J’ai pris conscience là de l’importance des femmes dans la sauvegarde des collections de peinture. Le Kröller-Müller m’y avait déjà fait penser et j’ai été élevée dans la connaissance de la Collection Marie Henry pour l’Ecole de Pont-Aven et du Pouldu. Si ces femmes, Joanna, Hélène, Marie, n’avaient pas passé leur vie avec ces oeuvres majeures, tout aurait été dispersé, méprisé peut-être, moins répertorié, moins étudié, moins valorisé. Et ces peintres ne feraient pas partie du patrimoine de l’humanité.

Un amateur d’art m’avait dit que l’oeuvre de Samson lui rappelait celle d’Odilon Redon. Nous avons donc regardé l’exposition Redon-Bernard, de la collection Bonger, beau-frère de Théo van Gogh, mais franchement, je n’ai pas senti la moindre vibration me rappelant celle d’un Samson… Ana non plus.

Déception : pas trouvé le portrait de Mimi de Meyer de Haan, ni le Gauguin récemment acquis, qui doivent être en restauration.

On est sorties du musée à 18 heures, la soirée musicale du vendredi soir se préparait, jusqu’à 22 heures mais nous étions trop fatiguées pour rester plus longtemps. Nous avions trop de choses dans les yeux, dans la tête !

Nous avons mis deux heures pour rentrer, encore perdues ! incroyable ! Saint-Christophe, ami de Jose-Anne lors du premier voyage à Marseille, s’était encore mis en grève ! Une occasion de nous disputer avec Ana sur la lecture des cartes, moi qui, seule, ai un sens animal de l’orientation, suivant le soleil et sachant toujours où je suis, là je suis brouillée, je ne vois plus rien. Stress absolu alors qu’il est absent de ma vie habituelle, c’est dur de voyager à plusieurs !

Mais nous sommes portées par la ville, très excitée par l’arrivée du soleil.Tout le monde est dehors en tenue légère. Les femmes portent des robes longues comme celles que je portais en été dans les années 70 après hippies.

Nous sommes bien fatiguées et nous endormons assez vite. Enfin mes co-voyageuses s’endorment vite, moi j’essaie de gérer les photos au fur et à mesure.

© gaelle kermen 2009

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